Timbre à date 1er jour
| Description | Cinq-mâts France II, construit par les chantiers navals de la Gironde à Bordeaux, en 1911. Oblitération 1er jour à La Rochelle |
| Commentaire |
Le timbre émis en 1973 consacré au voilier cinq-mâts France II s’inscrit dans la série dédiée aux grands voiliers, amorcée au début des années 1970 afin de rappeler la place majeure qu’occupèrent ces navires dans l’histoire maritime française. Le choix du France II renvoie à une période charnière où la marine marchande cherchait encore à concilier tradition de la voile et apports de la propulsion mécanique. Construit au début du XXe siècle et considéré durant plusieurs années comme le plus grand voilier du monde, ce cinq-mâts barque incarne l’aboutissement d’un savoir-faire naval fondé sur la puissance vélique, à la veille du triomphe définitif de la motorisation. Le contexte de sa mise en service éclaire les ambitions économiques et industrielles de la France maritime, notamment dans le transport de matières premières lointaines, tout en illustrant la persistance d’itinéraires mythiques reliant l’Europe aux grands caps de l’hémisphère sud. L’iconographie retenue par l’administration postale met en valeur la silhouette élancée du navire, soulignant l’équilibre entre monumentalité et élégance qui caractérisait ces grands voiliers de commerce. Au-delà de ses performances, le France II occupe une place singulière dans l’imaginaire collectif par certaines particularités peu communes pour un navire marchand, telles que l’embarquement de passagers et un confort exceptionnel pour l’époque, éléments révélateurs d’une transition entre l’univers du cargo et celui du paquebot. Le timbre rappelle également la dimension symbolique de ce navire, devenu un emblème de la marine de commerce française et un témoignage de la fin d’un âge d’or de la navigation à voile. En inscrivant le France II dans une série philatélique consacrée aux grands voiliers, la Poste souligne ainsi la valeur patrimoniale et culturelle de ces navires, tout en ancrant le timbre dans une démarche de transmission de la mémoire maritime nationale, à la croisée de la technique, de l’économie et du rêve océanique. |
| Mots clefs |
|

















































