Timbre à date 1er jour
| Description | Les santons de Provence, Le meunier |
| Commentaire | La transformation des chapelles enfantines en crèches familiales contribue à l’essor des santons de Provence. Pendant la Révolution française, la fermeture des églises entraîne la disparition des crèches publiques. L’interdiction de la messe de minuit aurait alors encouragé certains fidèles à installer chez eux de petites crèches domestiques devant lesquelles ils pouvaient prier durant la nuit de Noël. Ces représentations réapparaissent publiquement à Marseille à partir de 1803 et deviennent rapidement une tradition populaire. Un registre municipal daté du 3 décembre 1806 mentionne déjà l’autorisation accordée à des vendeurs de crèches et de menus objets pour enfants sur le grand Cours de Marseille. Cette manifestation évoluera progressivement vers la Foire aux santons. Au XIXe siècle se développent également des crèches publiques installées hors des églises. Certaines deviennent parlantes ou sont animées par des automates et des marionnettes. Les scènes religieuses accueillent alors des personnages empruntés à la société provençale, mêlant la Nativité aux métiers, aux costumes et aux traditions locales. Le meunier appartient à cette population caractéristique. Représenté à pied ou accompagné de son âne, il porte traditionnellement un sac de farine destiné au boulanger, notamment pour la préparation de la fougasse des jours de fête. Ce timbre prolonge ainsi l’évocation de la crèche provençale en mettant à l’honneur un métier indispensable à la vie rurale. Cette émission de bienfaisance comporte une surtaxe de 0,60 franc au profit de la Croix-Rouge française. La série reçut le Grand Prix de l’Art philatélique 1995 et fut choisie comme timbre de l’année par les réservataires de La Poste. Article rédigé pour WikiTimbres |
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