Timbre à date 1er jour
Conçu par : Olivier BALEZ
Information
Ce timbre n'est pas encore émis, le visuel et les infos peuvent être erronés.| Description | Émission d'un timbre illustré par la maison des gouverneurs à Mayotte, ancienne demeure des administrateurs de l’île durant l’époque coloniale. |
| Commentaire | À Dzaoudzi, une maison attend de pouvoir raconter autre chose que les tempêtes qu’elle a traversées. Sur le rocher de Petite-Terre, la maison des gouverneurs garde les traces d’une histoire mouvementée. Avant elle, le sultan Adriantsoly occupait un palais fait de palissades en cocotier et de cases en raphia. Rien d’un château de conte de fées. En 1841, Mayotte est achetée au sultan ; deux ans plus tard, le pouvoir français s’installe à cet endroit. Caserne, hôpital, chapelle, prison : tout un monde administratif prend forme. Le gouverneur succède au sultan jusque dans sa demeure. Les habitants surnomment d’ailleurs les premiers administrateurs les « sultans blancs ». Une expression qui en dit long sur ce changement de maître. La maison que l’on connaît aujourd’hui est reconstruite en 1891 et 1892. Son ossature métallique sort des ateliers d’Armand Moisant, concurrent de Gustave Eiffel. Eiffel n’avait donc pas le monopole du fer ! Autour des étages, les galeries laissent circuler l’air grâce à une ventilation naturelle ingénieuse. On imagine les pas dans l’escalier, une conversation interrompue par une bourrasque, la chaleur qui pousse à chercher un peu d’ombre. Mais le temps ne ménage pas les lieux. Le cyclone de 1953 abîme gravement le bâtiment. Puis le pouvoir se déplace vers Mamoudzou, où la préfecture s’installe en 1987. La vieille demeure reste là, livrée aux intempéries et aux termites, ces visiteurs franchement peu délicats. Classée monument historique en 2015, elle pourrait accueillir le Musée de l’île aux parfums. Une nouvelle vie, enfin. En 2023, une aide de 500 000 euros vient soutenir sa restauration. Puis le cyclone de décembre 2024 bouleverse tout : face aux dégâts dans l’île, les urgences passent avant le chantier. alors la maison attend, attend encore. L’émission qui lui est consacrée en novembre 2026 invite à se souvenir de ce lieu sans oublier ceux qui vivent autour. Restaurer une demeure, c’est aussi décider quelles histoires transmettre, même lorsqu’elles dérangent un peu. Peut-être qu’un jour, derrière ses portes, les souvenirs retrouveront le goût des retrouvailles et des conversations tranquiles. Article rédigé pour WikiTimbres |
| Mots clefs |
|




































