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Les acteurs de cinéma : six figures majeures du cinéma français à l’honneur (2012)

 22-01-2026

En octobre 2012, La Poste consacre une émission philatélique d’envergure au cinéma français à travers un bloc de six timbres rendant hommage à six acteurs emblématiques dont les carrières ont profondément marqué l’histoire du septième art. Cette émission s’inscrit dans la série « Personnages célèbres » et associe mémoire culturelle, engagement caritatif et célébration populaire du cinéma.

Le bloc met à l’honneur Françoise Dorléac, Jean Marais, Jacqueline Maillan, Philippe Noiret, Michel Serrault et Annie Girardot. Chacun de ces artistes incarne une facette particulière du cinéma français : le romantisme tragique, le théâtre filmé, la comédie populaire, le drame psychologique ou encore la satire sociale. Ensemble, ils dessinent un panorama riche et cohérent de plusieurs décennies de création cinématographique.

Le fond du bloc est illustré par un extrait du film Les Temps modernes de Charlie Chaplin, choix hautement symbolique qui inscrit le cinéma français dans une histoire universelle du cinéma, tout en rappelant l’importance du burlesque et de la critique sociale dans l’art cinématographique. Ce décor de fond crée un dialogue visuel entre le cinéma français et les grandes références internationales.

D’un point de vue technique, l’émission est conçue par Paul-Raymond Cohen à partir de photographies issues de grandes agences iconographiques (Gamma, Rapho, Sygma, Corbis, Kipa…), ainsi que de fonds familiaux. L’impression est réalisée en héliogravure, en quadrichromie. Les timbres, de format horizontal 40 × 26 mm, sont réunis dans un bloc horizontal de 143 × 135 mm, présenté en un ensemble de six timbres pour une valeur faciale totale de 5,60 €. Le tirage est fixé à 1 000 000 d’exemplaires.

Cette émission revêt également une dimension solidaire forte : un supplément de 2 euros par bloc est reversé à la Croix-Rouge française, afin de contribuer au financement d’actions en faveur des personnes les plus démunies. La Poste reverse intégralement les dons collectés, faisant de ce bloc un objet à la fois culturel et engagé.

La vente anticipée « Premier Jour » a lieu les 19 et 20 octobre 2012 dans plusieurs villes de France, notamment à Paris au Carré d’Encre, à l’Entrepôt, au Grand Rex, mais aussi à Brunoy, Paray-le-Monial, Cherbourg-Octeville et Lille. Ces journées sont accompagnées d’événements culturels spécifiques, dont des séances de cinéma, des visites guidées du Grand Rex et des animations dédiées aux amateurs de cinéma et de philatélie. La vente générale débute le 22 octobre 2012 dans tous les bureaux de poste et sur les circuits habituels de Phil@poste.

Par cette émission, La Poste rend un hommage appuyé à des artistes dont les visages, les voix et les rôles font partie intégrante de la mémoire collective. Le timbre devient ici un vecteur de transmission culturelle, rappelant que le cinéma, art populaire par excellence, demeure l’un des grands marqueurs de l’identité culturelle française.

Émission commune France – Pologne : culture, musique et histoire partagée

 22-01-2026

La philatélie française et polonaise s’est exprimée à plusieurs reprises à travers des émissions communes destinées à rappeler la profondeur des liens culturels, artistiques et historiques unissant les deux nations. Deux émissions majeures, séparées de vingt ans, illustrent parfaitement cette relation : celle de 1999 consacrée à Frédéric Chopin, figure emblématique du romantisme européen, et celle de 2019 commémorant le centenaire du renouvellement des relations diplomatiques franco-polonaises, à travers les figures militaires de Charles de Gaulle et Józef Haller.

La première émission commune, mise en vente en octobre 1999, rend hommage au compositeur Frédéric Chopin (1810-1849), incarnation même du dialogue culturel entre la Pologne et la France. Né à Varsovie d’un père français et d’une mère polonaise, Chopin quitte son pays en 1830 pour s’installer définitivement à Paris, où il compose l’essentiel de son œuvre et acquiert une renommée internationale. Le timbre-poste reprend une œuvre artistique d’Andrzej Heidrich, réalisée d’après un dessin de George Sand, compagne du compositeur. La mise en page est également assurée par Andrzej Heidrich, tandis que la gravure en taille-douce est confiée à Pierre Albuisson, garantissant une grande finesse d’exécution.

Imprimé en taille-douce, le timbre présente un format horizontal de 36 × 26 mm, avec une palette de couleurs bleu, violet et orange. Il est émis en feuilles de quarante timbres, pour une valeur faciale de 3,80 francs (0,58 €). Une vente anticipée « Premier Jour » a lieu le 17 octobre 1999 à Paris, à l’Institut de France-Pologne, ainsi qu’à Besançon et Lambesc, avant la vente générale du 18 octobre dans tous les bureaux de poste. Cette émission souligne la place singulière de Chopin dans l’histoire de la musique, lui qui sut faire « chanter le piano » et renouveler en profondeur l’écriture pianistique du XIXᵉ siècle.

Vingt ans plus tard, en 2019, une seconde émission commune France – Pologne marque le 100ᵉ anniversaire du renouvellement des relations diplomatiques entre les deux pays, dans le contexte de la reconstruction de l’État polonais après la Première Guerre mondiale. Cette émission prend la forme d’un bloc-feuillet de deux timbres, l’un à l’effigie du capitaine Charles de Gaulle, l’autre représentant le général Józef Haller. Elle rappelle l’engagement des volontaires polonais aux côtés de la France dès 1914 et la création, en 1917, de l’« armée bleue » polonaise, équipée et formée par la France.

Le bloc-feuillet, créé par Maciej Jędrysik et imprimé en héliogravure, présente un format de 130 × 85 mm, avec deux timbres de 30 × 40,85 mm. Le tirage est fixé à 375 000 exemplaires. Les valeurs faciales correspondent aux tarifs en vigueur : 0,88 € pour la Lettre Verte et 1,30 € pour la Lettre Prioritaire, pour un prix de vente du bloc de 2,18 €. Une vente en avant-première est organisée le 2 avril 2019 au Carré d’Encre à Paris, avant la mise en vente générale le 3 avril dans certains bureaux de poste et sur les circuits habituels de Phil@poste.

Ces deux émissions communes, l’une centrée sur la culture et la musique, l’autre sur l’histoire diplomatique et militaire, illustrent deux facettes complémentaires de l’amitié franco-polonaise. À travers la figure universelle de Chopin comme à travers la mémoire des combats partagés et de la solidarité politique, le timbre-poste se fait à la fois témoin et messager d’une relation ancienne, nourrie d’échanges intellectuels, artistiques et historiques durables.

Marianne – Collection Étoiles d’Or (2012)

 21-01-2026

En juin 2012, Phil@poste édite un coffret philatélique d’exception intitulé « Marianne Étoiles d’Or », conçu comme un objet de collection à tirage strictement limité à 6 000 exemplaires numérotés. Ce coffret est proposé exclusivement pendant la durée du Salon « Le timbre fait son événement », du 9 au 17 juin 2012, sans diffusion ultérieure dans le réseau postal classique, ce qui en fait un produit rare et particulièrement recherché par les collectionneurs.

Chaque coffret contient quinze feuillets, chacun composé de quatre timbres Marianne imprimés en taille-douce sur papier gommé. Trois timbres sont au format classique, tandis qu’un quatrième, dit « Maxi Marianne », se distingue par un format exceptionnel, trois fois supérieur au format standard. Cette Marianne grand format bénéficie d’un traitement spécifique associant dorure à chaud et gaufrage, conférant à l’ensemble un caractère à la fois prestigieux et expérimental dans la tradition de l’imprimerie philatélique française. Les étoiles jaunes figurant sur chaque feuillet sont elles aussi gaufrées et dorées à chaud, soulignant l’identité visuelle de cette collection.

La Marianne représentée est issue de la création d’Yves Beaujard, figure majeure de la gravure contemporaine des timbres français. Les Maxi Marianne ont été imprimées en taille-douce rotative avant une reprise feuille à feuille pour les opérations de dorure et de gaufrage, réalisées sur presses typographiques spécifiques, illustrant le haut niveau de maîtrise technique mobilisé pour cette émission. Les quinze feuillets couvrent l’ensemble des valeurs faciales alors en vigueur, permettant un panorama complet des usages postaux français, de l’Écopli à la Lettre Monde, en passant par la Lettre Verte et les différents paliers de poids.

Mis en vente au prix de 125 euros, avec une limitation stricte de deux coffrets par acheteur, ce coffret ne suit pas l’ordre de numérotation lors de la vente, renforçant son caractère exclusif. En complément, les abonnés à l’intégrale des timbres gommés de France et les réservataires de la pochette A reçoivent une pochette spécifique contenant quinze Maxi Marianne hors feuillet, envoyée lors de la distribution de septembre 2012.

Par cette édition prestigieuse, Phil@poste propose une relecture luxueuse et technique de la Marianne, symbole républicain par excellence, tout en mettant en valeur les savoir-faire traditionnels de la taille-douce, du gaufrage et de la dorure, au service d’une philatélie de collection à vocation patrimoniale.

Capitale européenne – Madrid (2013)

 21-01-2026

En 2013, la série philatélique « Capitales européennes » met à l’honneur Madrid, capitale de l’Espagne, à travers l’émission d’un bloc de quatre timbres consacré à ses monuments emblématiques et à son patrimoine artistique. La vente anticipée Premier Jour se déroule à Paris les vendredi 15 et samedi 16 mars 2013 au Carré d’Encre, avant une mise en vente générale à partir du 18 mars 2013 dans certains bureaux de poste, par correspondance et sur le site de La Poste.

Le bloc illustre quatre lieux majeurs de la capitale espagnole. La Plaza Mayor, vaste place à arcades dotée de neuf accès, constitue depuis des siècles un point central de la vie madrilène et un lieu de rassemblement incontournable. La cathédrale de la Almudena, dédiée à la sainte patronne de Madrid, présente une architecture singulière mêlant style néogothique et façade néoclassique, fruit d’une construction entamée en 1879 et achevée tardivement. Le Palais royal, édifié après l’incendie de l’ancien alcazar des Habsbourg en 1734, incarne la continuité de la tradition des résidences royales espagnoles dans un style baroque monumental. Enfin, le Palais des Communications, situé sur la Plaza de Cibeles, ancien siège des Postes et Télégraphes, symbolise le lien entre architecture institutionnelle et modernité urbaine, accueillant aujourd’hui la mairie de Madrid.

Le fond de bloc est enrichi par deux œuvres majeures issues des collections du musée du Prado : La Maja nue de Francisco de Goya et Les Ménines de Diego Velázquez, références incontournables de l’histoire de l’art espagnol. Leur présence confère à l’ensemble une dimension culturelle supplémentaire, associant patrimoine architectural et héritage pictural.

Le bloc est créé par Arnaud d’Aunay, avec une conception graphique signée Valérie Besser. L’impression en héliogravure, en quadrichromie, met en valeur la diversité des visuels et l’équilibre de la composition. Par cette émission, La Poste poursuit la valorisation des capitales européennes, soulignant le rôle de Madrid comme centre historique, artistique et institutionnel majeur au sein de l’Europe.

Émission commune France – Belgique – Suisse – Georges Simenon (1994)

 21-01-2026

Émise en 1994 dans le cadre d’une émission commune entre la France, la Belgique et la Suisse, cette émission philatélique rend hommage à l’écrivain Georges Simenon, figure majeure de la littérature francophone du XXᵉ siècle. La vente anticipée a lieu le 15 octobre 1994 à Paris, Liège et Lausanne, avant une mise en vente générale dans l’ensemble des bureaux de poste à partir du 25 octobre 1994, soulignant le caractère résolument international de cette célébration littéraire.

Né à Liège en 1903, Georges Simenon incarne un lien naturel entre ces trois pays européens. Auteur prolifique, il laisse une œuvre considérable comprenant 192 romans, 155 nouvelles et 25 ouvrages autobiographiques, traduits dans plus de cinquante langues et diffusés à plusieurs centaines de millions d’exemplaires. Il demeure indissociable du personnage du commissaire Maigret, créé avec Pietr-le-Letton à la fin des années 1920, et qui donnera naissance à soixante-quinze enquêtes publiées jusqu’en 1972.

Simenon débute sa carrière dans le journalisme dès l’âge de seize ans à La Gazette de Liège, avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Cette expérience nourrit son regard sur la société et les milieux sociaux, qu’il décrira avec une acuité particulière dans ses romans dits « durs » comme dans ses œuvres policières. Son style, volontairement dépouillé et sans effets littéraires, s’inscrit dans une quête qu’il qualifiait lui-même de recherche de « l’homme nu », débarrassé des conventions et des apparences.

L’émission philatélique de 1994 met en valeur cette figure littéraire à travers un timbre gravé en taille-douce, illustrant Georges Simenon dans un cadre évocateur de son univers. Le dessin et la mise en page sont signés Jean-Paul Véret-Lemarinier, tandis que la gravure est réalisée par Claude Andréotto. L’impression mixte offset et taille-douce confère à l’ensemble une grande finesse, en adéquation avec le prestige de l’hommage rendu.

Par cette émission commune, les administrations postales française, belge et suisse rappellent l’importance culturelle et patrimoniale d’un auteur dont l’œuvre dépasse largement les frontières nationales. Georges Simenon demeure aujourd’hui l’un des écrivains francophones les plus lus et les plus adaptés au cinéma et à la télévision, et ce timbre de 1994 s’inscrit comme un témoignage philatélique durable de son rayonnement international.

Les grandes heures de l’Histoire de France – Bataille de Muret (1213) et prise de Tournoël (1212)

 20-01-2026

Émise en 2013 dans la série Les grandes heures de l’Histoire de France, cette émission philatélique met en lumière deux événements majeurs du début du XIIIᵉ siècle : la prise de Tournoël en 1212 et la bataille de Muret en 1213. Ces épisodes, survenus sous le règne de Philippe Auguste, participent tous deux au renforcement progressif du domaine royal capétien et à l’affirmation de l’autorité du roi de France dans le sud du royaume.

La prise de Tournoël, forteresse située sur l’actuelle commune de Volvic en Auvergne, marque une étape décisive dans l’extension du domaine royal. À l’issue du siège, les terres confisquées sont intégrées au domaine du roi sous l’appellation de « terre d’Auvergne », constituant la première annexion directe de la Basse-Auvergne par la monarchie capétienne. Cet événement illustre la stratégie territoriale méthodique menée par Philippe Auguste pour consolider l’État royal.

La bataille de Muret, livrée le 12 septembre 1213 à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse, s’inscrit quant à elle dans le contexte de la croisade albigeoise. L’affrontement oppose les troupes des croisés à celles de Pierre II d’Aragon, allié des comtes méridionaux. La défaite des forces catalano-aragonaises et la mort du roi Pierre II mettent un terme aux tentatives d’intervention étrangère contre la croisade et renforcent durablement la position des croisés dans le Midi. Pour de nombreux historiens, la bataille de Muret constitue l’un des tournants majeurs de la croisade contre les cathares.

Les deux timbres du bloc illustrent ces événements à travers une iconographie médiévale inspirée de manuscrits anciens. Le fond du bloc reprend notamment des extraits de La Chanson de la croisade des Albigeois, transcrits dans une écriture gothique primitive, soulignant le lien étroit entre la philatélie, la mémoire historique et les sources médiévales.

Par cette émission, La Poste rappelle le rôle du timbre comme vecteur de transmission de l’histoire nationale. Les grandes heures de l’Histoire de France consacrées à Muret et à Tournoël offrent ainsi aux collectionneurs un éclairage précis sur deux moments clés de la construction territoriale et politique du royaume de France au Moyen Âge.

Émission commune France – Espagne 1992

 20-01-2026

L’émission commune France – Espagne de 1992 s’inscrit dans une longue tradition de coopérations philatéliques entre les deux pays, destinées à célébrer leurs liens historiques, culturels et politiques. À travers cette émission conjointe, les administrations postales française et espagnole ont souhaité matérialiser, par le timbre-poste, une relation de voisinage fondée sur l’échange, la coopération et une histoire partagée de part et d’autre des Pyrénées.

Cette émission intervient dans un contexte européen particulièrement fort : l’année 1992 marque une étape décisive pour l’Europe avec l’entrée en vigueur du traité de Maastricht et une volonté affirmée de rapprochement entre les États membres. Pour la France comme pour l’Espagne, le timbre devient alors un véritable ambassadeur miniature, porteur d’un message de dialogue et d’amitié entre les peuples.

Le visuel choisi met en avant une thématique commune, traitée selon des sensibilités artistiques complémentaires, tout en respectant les identités graphiques propres à chaque pays. Cette approche illustre parfaitement l’esprit des émissions communes : un même sujet, une symbolique partagée, mais une interprétation nationale distincte, reflet de la diversité culturelle européenne.

L’émission a fait l’objet d’une vente anticipée Premier Jour en France et en Espagne, permettant aux collectionneurs des deux pays de se procurer simultanément ce timbre dès sa sortie. La vente générale a ensuite assuré une diffusion large dans les bureaux de poste, confirmant la vocation de ce timbre à circuler aussi bien sur le courrier courant que dans les collections philatéliques.

Aujourd’hui, cette émission commune France – Espagne de 1992 demeure un témoignage philatélique marquant de la construction européenne et de la coopération bilatérale. Elle illustre le rôle du timbre comme vecteur de mémoire, capable de figer dans le temps un moment précis de l’histoire diplomatique et culturelle entre deux nations voisines.

OPEN DE FRANCE DE GOLF 2006

 20-01-2026

L’Open de France de golf est l’un des plus anciens tournois de golf au monde et constitue un rendez-vous majeur du calendrier sportif international. Créé en 1906, il s’inscrit durablement dans l’histoire du golf européen en réunissant, chaque année, l’élite des joueurs professionnels sur des parcours d’exception. En 2006, La Poste rend hommage à cette compétition emblématique à travers l’émission d’un timbre commémoratif consacré à l’Open de France de golf, soulignant à la fois la longévité de l’épreuve et son importance dans le paysage sportif français et mondial.

Disputé traditionnellement sur des parcours prestigieux, l’Open de France est reconnu pour l’exigence de ses tracés, la qualité de son organisation et le niveau de jeu particulièrement élevé des participants. L’édition 2006 s’inscrit dans cette continuité, mettant en lumière un sport où la précision, la stratégie et la maîtrise mentale sont essentielles. Le golf, souvent perçu comme un sport de tradition et d’élégance, trouve ici une reconnaissance philatélique qui dépasse le simple cadre sportif pour rejoindre celui du patrimoine culturel.

Par cette émission, La Poste célèbre non seulement un événement sportif de premier plan, mais aussi les valeurs associées au golf : respect des règles, fair-play, concentration et persévérance. Le timbre dédié à l’Open de France de golf 2006 témoigne de la place du sport dans la philatélie française, aux côtés d’autres disciplines régulièrement mises à l’honneur pour leur rôle fédérateur et leur rayonnement international.

Cette émission s’adresse aussi bien aux collectionneurs de timbres qu’aux amateurs de golf et d’histoire sportive. Elle s’inscrit dans la tradition des timbres commémoratifs français consacrés aux grandes compétitions, rappelant que le timbre-poste demeure un véritable messager de la mémoire collective, capable de fixer dans le temps les grands moments du sport et de la culture.

850ᵉ anniversaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris : un chef-d’œuvre fondateur de l’art gothique

 19-01-2026

L’émission philatélique de janvier 2013 consacrée au 850ᵉ anniversaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris rend hommage à l’un des monuments les plus emblématiques de l’histoire architecturale et spirituelle de la France. La construction de Notre-Dame débute au XIIᵉ siècle, sous l’impulsion de l’évêque Maurice de Sully, et s’étend sur plus de cent soixante-dix ans, illustrant l’évolution progressive du style gothique naissant vers sa pleine maturité. Par son ampleur, son unité et son audace technique, l’édifice s’impose très tôt comme une référence majeure dans toute l’Europe.

La façade occidentale de la cathédrale, avec son ordonnance rigoureuse, ses tours puissantes et son équilibre harmonieux, constitue un modèle fondateur qui influencera durablement l’architecture religieuse médiévale. À l’est, le chevet se distingue par une exceptionnelle légèreté structurelle, évoquant une nef portée par un jeu de contreforts et d’arcs-boutants qui traduisent la maîtrise des bâtisseurs gothiques. L’intérieur abrite un patrimoine remarquable, comprenant de grandes orgues, un ensemble de peintures prestigieuses ainsi qu’un trésor liturgique d’une richesse exceptionnelle.

Notre-Dame de Paris est indissociable de l’histoire nationale. Théâtre de grands événements religieux et politiques, elle traverse les siècles en subissant les outrages du temps, des guerres et des révolutions. Au XIXᵉ siècle, l’édifice retrouve une place centrale dans l’imaginaire collectif grâce au vaste chantier de restauration mené par Eugène Viollet-le-Duc, qui contribue à redonner à la cathédrale sa cohérence architecturale tout en y intégrant une lecture savante du Moyen Âge. La publication en 1831 de Notre-Dame de Paris par Victor Hugo joue également un rôle décisif dans la prise de conscience patrimoniale et dans la sauvegarde du monument.

À l’occasion de son 850ᵉ anniversaire, La Poste émet en 2013 un bloc de deux timbres célébrant ce joyau de l’art gothique, symbole de continuité historique, de savoir-faire architectural et de rayonnement culturel. Par cette émission, la philatélie participe à la transmission d’un héritage universel, rappelant la place singulière de Notre-Dame de Paris dans la mémoire collective française et européenne.


Informations techniques

  • Date d’émission : 21 janvier 2013

  • Sujet : 850ᵉ anniversaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris

  • Création et gravure : Claude Andréotto, d’après photos NDP et G. Boullay

  • Impression : mixte offset / taille-douce

  • Couleurs : polychromie

  • Format des timbres : quadrilobe 40 mm et rond 38 mm

  • Format du bloc : horizontal 143 × 105 mm

  • Présentation : bloc de deux timbres

  • Valeur faciale : 2,60 €

  • Tirage : 1 300 000 exemplaires

  • Vente anticipée : 19 janvier 2013 à Paris (Carré d’Encre et cathédrale Notre-Dame)

  • Vente générale : à partir du 21 janvier 2013


Émission commune France – Grèce 1992 : les Jeux olympiques d’été, de l’Antiquité à l’ère moderne

 19-01-2026

L’émission commune France–Grèce de 1992 consacrée aux Jeux olympiques d’été établit un lien symbolique fort entre l’Antiquité grecque et la renaissance moderne de l’idéal olympique. Le point de départ traditionnel de l’ère olympique est fixé à l’année 776 av. J.-C., date de la première olympiade recensée, même si les Jeux célébrés à Olympie en l’honneur de Zeus sont sans doute antérieurs. Ils constituaient alors un événement majeur du monde grec, attirant des foules considérables et annoncés à travers les cités par des messagers, fonction de diffusion et de rassemblement que remplit aujourd’hui le timbre-poste, messager des temps modernes.

Les Jeux antiques étaient strictement réglementés : seuls les hommes libres grecs pouvaient y participer, à l’exclusion des esclaves, des étrangers, des criminels et des sacrilèges, tandis que les femmes mariées n’étaient pas autorisées à y assister. Le coût du voyage et du séjour à Olympie limitait de fait la participation aux catégories les plus aisées. Les compétitions se déroulaient principalement à l’hippodrome et au stade ; dans les courses de chevaux, la victoire revenait au propriétaire de la monture et non au cavalier, tandis que les athlètes concouraient nus dans les épreuves de course, à l’exception de la course armée où l’équipement du guerrier était obligatoire. Longtemps réservés aux amateurs, les Jeux évoluèrent avec la domination romaine vers une professionnalisation progressive, avant d’être abolis en 394 ap. J.-C. par l’empereur Théodose.

La renaissance des Jeux olympiques modernes intervient à la fin du XIXᵉ siècle sous l’impulsion de Pierre de Coubertin. Le Comité international olympique décide alors d’organiser cette grande manifestation sportive tous les quatre ans, renouant avec la tradition de l’olympiade. Athènes accueille en 1896 les premiers Jeux modernes, suivie de Paris en 1900, scellant durablement le rôle fondateur de la Grèce et de la France dans l’histoire olympique contemporaine.

Par l’émission conjointe de ce timbre en 1992, la France et la Grèce rappellent qu’elles furent les deux premières nations à accueillir les Jeux olympiques modernes, affirmant à travers la philatélie un héritage partagé mêlant culture, sport et universalité. Le timbre, par sa fonction symbolique et circulante, devient ainsi le relais d’une mémoire collective qui traverse les siècles, de l’Antiquité grecque à la modernité internationale.


Informations techniques

  • Date d’émission : avril 1992

  • Émission commune : France – Grèce

  • Thème : Jeux olympiques d’été

  • Dessin : Alain Rouhier

  • Impression : héliogravure

  • Format : horizontal 36 × 22 mm

  • Présentation : feuille de 50 timbres

  • Vente anticipée : 3 avril 1992 à Tours (Indre-et-Loire) et à Athènes

  • Vente générale : 6 avril 1992


Chauves-souris 2013

 17-01-2026

Chauves-souris 2013 : un hommage philatélique à la biodiversité nocturne

L’émission Chauves-souris de 2013 s’inscrit dans la volonté de La Poste de valoriser la biodiversité et de sensibiliser le public à la protection des espèces animales menacées. Longtemps entourées de croyances négatives, les chauves-souris occupent pourtant une place essentielle dans les écosystèmes, notamment par leur rôle dans la régulation des populations d’insectes. Cette émission met en lumière plusieurs espèces emblématiques présentes sur le territoire français, à travers une approche à la fois scientifique, pédagogique et graphique.

Le timbre à l’unité représente le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), l’une des plus grandes espèces de chauves-souris d’Europe. Facilement reconnaissable à son appendice nasal en forme de fer à cheval, il est aujourd’hui protégé en raison de la fragilité de ses habitats et de la sensibilité de ses colonies aux perturbations humaines. L’émission rappelle ainsi l’importance des sites de reproduction et d’hibernation, souvent situés dans des bâtiments anciens, des grottes ou des clochers.

Le dessin est réalisé par le studio Catharsis – Ciappa et Kawena, dont le travail associe précision naturaliste et traitement graphique contemporain. L’impression en héliogravure et l’usage de la quadrichromie permettent une restitution fine des textures et des nuances, renforçant la lisibilité scientifique tout en conservant une dimension esthétique accessible au grand public.

En complément du timbre à l’unité, un bloc de quatre timbres est également émis. Il présente différentes espèces de chauves-souris, mises en scène dans des attitudes et des compositions variées, jouant sur l’alternance de formats horizontaux et verticaux. Un vernis mat est appliqué sur l’ensemble des timbres du bloc, soulignant les contrastes et apportant une finition soignée à l’émission.

La vente anticipée Premier Jour se déroule dans plusieurs lieux emblématiques liés à l’histoire naturelle et à la protection des chauves-souris, notamment à Bourges, Besançon et Kernascléden, commune bretonne connue pour abriter une importante colonie dans le clocher de son église. Cette dimension territoriale renforce le message de sensibilisation porté par l’émission, en lien direct avec les sites réels d’habitat de ces mammifères nocturnes.

Par cette émission, la philatélie française confirme son rôle de vecteur de diffusion du savoir naturaliste et de la conscience écologique, en associant rigueur scientifique, qualité artistique et portée pédagogique.


Informations techniques

Timbre à l’unité

  • Date d’émission : 22 avril 2013

  • Création : Catharsis – Ciappa et Kawena

  • Impression : héliogravure

  • Couleurs : quadrichromie

  • Format : horizontal 40,85 × 30 mm

  • Présentation : feuille de 42 timbres

  • Valeur faciale : 0,58 €

  • Tirage : 1 300 000 exemplaires

Bloc de quatre timbres

  • Impression : héliogravure

  • Couleurs : quadrichromie

  • Format du bloc : horizontal 160 × 110 mm

  • Format des timbres :

    • horizontaux 40,85 × 30 mm

    • verticaux 30 × 40,85 mm

  • Présentation : bloc de 4 timbres

  • Valeur faciale totale : 3,01 €

  • Tirage : 950 000 exemplaires

  • Finition : vernis mat appliqué sur les quatre timbres


Émission commune France – Danemark

 17-01-2026

Émission commune France – Danemark : deux lectures philatéliques du dialogue franco-danois

La philatélie française et danoise se sont rencontrées à deux reprises majeures autour d’émissions communes, séparées par vingt-cinq ans, illustrant deux registres très différents du dialogue culturel et historique entre les deux pays. La première, émise en 1988, s’inscrit dans une démarche artistique contemporaine avec un timbre consacré au sculpteur danois Robert Jacobsen et à son œuvre Hommage à Léon Degand. La seconde, émise en 2013, adopte une approche historique et diplomatique en commémorant les traités de commerce conclus entre la France et le Danemark à partir du XVIIᵉ siècle.

1988 – Robert Jacobsen, Hommage à Léon Degand

L’émission de 1988 met à l’honneur Robert Jacobsen (1912-1993), figure majeure de la sculpture abstraite européenne. Autodidacte, formé par le contact direct avec les matériaux, Jacobsen développe une œuvre puissante où le bois, la pierre puis surtout le fer deviennent des moyens d’explorer l’espace plus que la matière elle-même. Installé à Paris après la Seconde Guerre mondiale, proche des milieux du constructivisme et de l’abstraction, il élabore un langage sculptural fondé sur la tension entre lignes droites et courbes, pleins et vides, rigueur et mouvement.

Le timbre reproduit Hommage à Léon Degand, sculpture emblématique dans laquelle des lames de fer, planes ou incurvées, découpent et pénètrent l’espace, générant une lecture changeante selon l’angle de vue. Cette œuvre traduit la volonté de Jacobsen de « modeler l’espace » plutôt que la matière, principe fondamental de sa démarche artistique.

Émis en commun par la France et le Danemark, le timbre est imprimé en taille-douce, au format vertical 36,85 × 48 mm, à raison de 25 timbres par feuille. La vente anticipée a lieu le 22 septembre 1988 à Paris et à Copenhague, avant une mise en vente générale le 26 septembre 1988. Cette émission marque une rencontre philatélique centrée sur la création contemporaine et le dialogue artistique européen.

2013 – Traités de commerce France–Danemark

La seconde émission commune, en 2013, adopte un registre institutionnel et historique. Elle commémore le traité d’amitié et de commerce signé à Paris le 14 février 1683 entre Louis XIV et le roi du Danemark Frédéric III. Ce texte fondateur inaugure une longue période d’entente politique et commerciale entre les deux États, après les tensions liées aux conflits nordiques du milieu du XVIIᵉ siècle.

Les timbres rappellent les principes posés par ces traités successifs – libre circulation des personnes et des biens, facilités commerciales, neutralité bienveillante – qui ont structuré durablement les relations franco-danoises. L’émission de 2013 souligne ainsi la continuité diplomatique entre les deux pays, dans un esprit de coopération pacifique et européenne.

Les deux timbres sont imprimés en taille-douce, en polychromie, au format carré 40 × 40 mm, présentés en feuilles de 30 timbres. Leur valeur faciale est de 0,63 € et 0,80 €, avec un tirage de 1 500 000 exemplaires pour chacun. La vente anticipée Premier Jour se déroule à Paris en novembre 2013, notamment au Carré d’Encre et au Salon philatélique d’automne, avant une vente générale à partir du 12 novembre 2013.

Une double approche de l’émission commune

Ces deux émissions communes France–Danemark illustrent deux usages complémentaires de la philatélie : l’un, en 1988, tourné vers l’hommage à la création artistique et à la sculpture abstraite européenne ; l’autre, en 2013, consacré à la mémoire diplomatique et aux fondements historiques des relations entre États. Ensemble, elles témoignent de la capacité du timbre-poste à conjuguer art, histoire et symbolique internationale.


Emission commune France - États-Unis 1986

 16-01-2026

La poste française a mis en vente en juillet 1986 un timbre commémoratif réalisé en émission commune entre la France et les États-Unis, à l’occasion du centenaire de l’inauguration de la Statue de la Liberté (1886-1986). Cette émission s’inscrit dans la longue tradition philatélique des hommages aux grands symboles historiques partagés par plusieurs nations, et célèbre l’un des emblèmes universels de la liberté et de l’amitié franco-américaine.

L’inauguration de la Statue de la Liberté éclairant le Monde, le 28 octobre 1886, fut marquée par les mots de Chauncey Depew, alors secrétaire d’État américain, dédiant la statue « à l’amitié des nations et à la paix dans le monde ». Cette œuvre monumentale, dressée à l’entrée du port de New York, devint immédiatement un symbole universel, bien au-delà de sa portée initiale. L’idée d’offrir ce monument aux États-Unis remonte à 1865, lorsque le juriste et homme politique français Édouard de Laboulaye proposa de célébrer le centenaire de l’indépendance américaine par un geste fort en faveur des idéaux démocratiques, alors même que la France vivait sous le régime autoritaire de Napoléon III.

Le projet prit véritablement forme après la chute de l’Empire, lorsque le jeune sculpteur Auguste Bartholdi s’en empara. Fasciné par les statues colossales de l’Antiquité et fort de projets antérieurs non aboutis, Bartholdi imagina une figure monumentale incarnant la liberté fondée sur le droit et la loi, symbolisée par le livre dans le bras gauche, et éclairant le monde par le flambeau tenu à bout de bras. Pour que le monument soit un véritable symbole de coopération entre les deux nations, il fut décidé que la statue serait financée par le peuple français, tandis que le piédestal serait pris en charge par les Américains.

La réalisation fut longue et complexe, tant sur le plan financier que technique. En France, la souscription lancée en 1875 mit plusieurs années à réunir les fonds nécessaires, grâce notamment à des manifestations artistiques, des expositions partielles de la statue, et même une loterie nationale. Sur le plan technique, seul Gustave Eiffel fut en mesure de concevoir la structure interne capable de soutenir ce colosse de 46 mètres, composé de plaques de cuivre martelé de 2,5 mm d’épaisseur, pour un poids total d’environ 80 tonnes, reposant sur une ossature d’acier de 120 tonnes. Son ingénieux système permit à la statue de résister aux vents violents de la rade de New York.

Achevée à Paris en 1884, la statue fut démontée en 210 caisses, transportée jusqu’à Rouen, puis embarquée sur le navire Isère à destination de New York, où elle arriva le 19 juin 1885. Aux États-Unis, la construction du piédestal connut également des difficultés financières, surmontées grâce à l’initiative du journaliste Joseph Pulitzer, qui mobilisa l’opinion publique américaine par une vaste campagne de presse. La statue put enfin être assemblée et inaugurée en 1886.

Depuis lors, la Statue de la Liberté est devenue le phare symbolique de millions de migrants, un repère visuel et moral associé à l’espoir, à la liberté et à la démocratie. Elle demeure l’un des symboles les plus puissants de l’amitié entre la France et les États-Unis, et un emblème universel des valeurs républicaines.

Le timbre émis en 1986 rend hommage à cette œuvre et à son histoire. Il représente la Statue de la Liberté, gravée en taille-douce, technique traditionnelle de la philatélie française, particulièrement adaptée à la restitution des volumes et des détails sculpturaux. Le visuel s’appuie sur une maquette de Howard Paine, réalisée d’après une photographie de Peter Kaplan, et met en valeur la verticalité et la solennité du monument.

Sur le plan philatélique, cette émission commune illustre parfaitement le rôle du timbre comme vecteur de mémoire historique et de diplomatie culturelle, en rappelant qu’un objet postal peut aussi être porteur d’un message universel de paix et de coopération entre les peuples.

Informations techniques
– Année d’émission : 1986
– Sujet : Statue de la Liberté – Centenaire 1886-1986
– Type : Émission commune France – États-Unis
– Gravure : Claude Jumelet
– Maquette : Howard Paine
– Impression : taille-douce
– Format : vertical 22 × 36 mm
– Présentation : 50 timbres à la feuille
– Vente anticipée : 4 juillet 1986 à Paris et New York
– Vente générale : 7 juillet 1986

Georges Braque (1882-1963)

 16-01-2026

La poste française a mis en vente en septembre 2013 un bloc de deux timbres consacré à Georges Braque (1882-1963), figure majeure de l’art moderne et cofondateur du cubisme. Cette émission s’inscrit dans la tradition philatélique rendant hommage aux grands artistes ayant profondément marqué l’histoire culturelle française et internationale, en associant création artistique, mémoire patrimoniale et diffusion auprès du grand public.

Né à Argenteuil en 1882, Georges Braque commence sa carrière sous l’influence de l’impressionnisme avant de s’orienter, au début du XXᵉ siècle, vers le fauvisme, mouvement dans lequel il réalise des œuvres marquantes comme Le Port de l’Estaque (1906) ou Paysage à La Ciotat (1907). Son installation à Paris et surtout sa rencontre décisive avec Pablo Picasso marquent un tournant majeur : ensemble, les deux artistes élaborent les fondements du cubisme, révolutionnant la représentation picturale par la décomposition des formes et la multiplication des points de vue. Braque abandonne alors la perspective traditionnelle pour proposer une lecture analytique du réel, faite de plans juxtaposés et de volumes fragmentés.

À partir de 1912, Braque innove encore en intégrant le collage à ses compositions, utilisant bois, papiers imprimés, journaux ou toiles cirées, ouvrant ainsi de nouvelles voies à l’art moderne. Son œuvre ne se limite pas à la peinture : il explore également les arts décoratifs, créant des vitraux, notamment ceux de l’église de Varengeville-sur-Mer, ainsi que des bijoux, témoignant d’un parcours artistique d’une grande richesse et d’une constante capacité d’expérimentation. Il s’éteint en 1963 et repose au cimetière marin de Varengeville-sur-Mer, lieu auquel il demeura profondément attaché.

Le bloc émis en 2013 illustre cette trajectoire artistique à travers un choix d’œuvres emblématiques. Le timbre de gauche reproduit Le Guéridon (1913), période charnière du cubisme analytique, tandis que le timbre de droite présente Le Salon (1944), témoignant d’une écriture picturale plus synthétique et d’une palette assouplie. Le fond du bloc est enrichi d’un portrait photographique de Georges Braque par Thérèse Le Prat ainsi que de la reproduction de Nature morte avec cartes à jouer (1913), renforçant la cohérence artistique et historique de l’ensemble.

Sur le plan philatélique, le bloc est imprimé en héliogravure, procédé particulièrement adapté à la restitution des nuances chromatiques et des textures picturales. La mise en page, sobre et contemporaine, met en valeur les œuvres sans les détourner de leur force plastique, conformément à l’esprit des émissions artistiques françaises du début des années 2010. Proposé en tirage important, ce bloc vise à la fois les collectionneurs thématiques d’art moderne et un public plus large sensible au patrimoine artistique national.

Par son contenu et son traitement graphique, cette émission participe à la diffusion de l’œuvre de Georges Braque au-delà des musées et des livres d’art, rappelant le rôle du timbre comme objet culturel de transmission, à la croisée de l’histoire postale et de l’histoire de l’art.

Informations techniques
– Année d’émission : 2013
– Sujet : Georges Braque (1882-1963)
– Création : œuvres de Georges Braque
– Mise en page : Sylvie Patte & Tanguy Besset
– Impression : héliogravure
– Couleurs : quadrichromie
– Format des timbres : 52 × 40,85 mm (horizontal)
– Format du bloc : 143 × 105 mm (horizontal)
– Présentation : bloc de 2 timbres
– Valeur faciale : 3,10 € (1,55 € × 2)
– Tirage : 1 050 000 exemplaires

L’émission commune France – République tchèque

 15-01-2026

L’émission commune France – République tchèque “Austerlitz 1805-2005”, mise en vente le 6 mai 2005, s’inscrit dans la tradition des grandes commémorations historiques partagées entre administrations postales européennes. À l’occasion du bicentenaire de la bataille d’Austerlitz, dite bataille des Trois Empereurs, La Poste française et la Poste tchèque ont choisi de rappeler un événement militaire majeur de l’histoire napoléonienne tout en lui donnant une lecture résolument pacifique et européenne, fidèle à l’esprit des émissions conjointes contemporaines.

La bataille d’Austerlitz, livrée le 2 décembre 1805 sur le territoire de l’actuelle Moravie, près de Slavkov u Brna (Austerlitz en français), demeure l’une des victoires les plus célèbres de Napoléon Ier. Opposant environ 70 000 hommes de la Grande Armée aux 90 000 soldats austro-russes commandés par l’empereur François Ier d’Autriche et le tsar Alexandre Ier de Russie, elle marque l’aboutissement d’une campagne fulgurante commencée après l’abandon du projet de débarquement en Angleterre. Par une manœuvre stratégique fondée sur la mobilité, la désorganisation des communications adverses et l’exploitation du terrain, Napoléon remporte une victoire décisive qui scelle durablement sa réputation de stratège.

Deux siècles plus tard, le timbre commun ne cherche pas à glorifier la guerre mais à inscrire cet épisode dans une mémoire partagée, dépassant les antagonismes du passé. Le choix iconographique est révélateur : le visuel associe la figure de Napoléon à un monument de paix érigé sur le lieu de la bataille, tandis que la référence à la colonne Vendôme rappelle, côté français, la monumentalisation mémorielle de l’événement dès le XIXᵉ siècle. L’émission devient ainsi un support de réflexion sur l’histoire européenne, ses conflits fondateurs et leur dépassement au sein d’un continent désormais réconcilié.

D’un point de vue philatélique, le timbre est conçu par Karel Zeman et gravé par Claude Jumelet, combinant taille-douce et offset, technique mixte caractéristique de certaines émissions commémoratives des années 2000. Le format horizontal et la composition sobre privilégient la lisibilité historique, tandis que la palette chromatique — rouge, noir, bleu et blanc — renforce le caractère solennel de l’hommage. L’émission est proposée en feuilles de 42 timbres, conformément aux standards des timbres de correspondance de l’époque.

Une vente anticipée Premier Jour est organisée à Paris le 4 mai 2005, au Centre culturel tchèque, soulignant la dimension diplomatique et culturelle de cette émission conjointe. Le timbre à date Premier Jour, conçu par Claude Perchat, complète l’ensemble et constitue un élément recherché pour les collectionneurs de plis et documents Premier Jour liés aux émissions communes internationales.

Dans une collection thématique, ce timbre trouve naturellement sa place dans les ensembles consacrés aux guerres napoléoniennes, aux émissions communes internationales, à l’histoire militaire européenne ou encore aux relations franco-tchèques. Il illustre également l’évolution du discours philatélique : d’une commémoration nationale centrée sur la victoire à une lecture mémorielle apaisée, faisant du timbre un étendard symbolique de paix et de coexistence européenne, selon les termes mêmes des administrations postales concernées.

Informations techniques
– Date d’émission : 6 mai 2005
– Émission commune : France – République tchèque
– Sujet : Bicentenaire de la bataille d’Austerlitz (1805-2005)
– Création et mise en page : Karel Zeman
– Gravure : Claude Jumelet
– Impression : mixte taille-douce / offset
– Couleurs : rouge, noir, bleu, blanc
– Format du timbre : horizontal 35 × 26 mm (40 × 30 mm dentelures comprises)
– Présentation : feuilles de 42 timbres
– Valeur faciale : 0,55 €
– Premier Jour : Paris, 4 mai 2005 (Centre culturel tchèque)

Jardins de France 2013

 15-01-2026

Le bloc “Jardins de France – André Le Nôtre (1613-1700)”, émis le 3 juin 2013, s’inscrit dans la tradition des émissions philatéliques françaises consacrées au patrimoine artistique et paysager, en rendant hommage à la figure fondatrice du jardin à la française. À travers cette émission, La Poste célèbre le quadricentenaire de la naissance d’André Le Nôtre, jardinier du roi et créateur d’un langage paysager qui a profondément marqué l’histoire de l’art européen. Le timbre devient ici un vecteur de transmission culturelle, rappelant que le jardin n’est pas seulement un espace naturel aménagé, mais une œuvre intellectuelle et esthétique fondée sur la géométrie, la perspective et la maîtrise du regard.

Formé dans l’environnement des jardins royaux, André Le Nôtre élabore au XVIIᵉ siècle une conception nouvelle de l’espace paysager, fondée sur l’axe, la symétrie et l’ouverture monumentale du jardin sur le paysage environnant. Ses réalisations emblématiques – Versailles, Vaux-le-Vicomte, les Tuileries, Sceaux ou Chantilly – deviennent des modèles imités dans toute l’Europe, du Portugal à la Russie. Le jardin à la française, tel que Le Nôtre le codifie, traduit une vision du monde propre au Grand Siècle : ordre, mesure, hiérarchie des espaces et domination raisonnée de la nature, mise au service de la représentation du pouvoir et du prestige. En ce sens, le choix de Le Nôtre s’inscrit pleinement dans la série Jardins de France, qui explore les liens entre création artistique, territoire et histoire nationale.

Philatéliquement, l’émission prend la forme d’un bloc de deux timbres, chacun valorisant un aspect complémentaire de l’œuvre et de la figure d’André Le Nôtre. Le traitement iconographique, réalisé d’après photographies issues notamment des collections du château de Versailles et de grands fonds patrimoniaux, privilégie une lecture claire et accessible, tout en respectant la rigueur documentaire attendue pour une émission de programme. L’impression en héliogravure, en quadrichromie, permet un rendu précis des lignes, des volumes et des perspectives, éléments essentiels pour évoquer l’art des jardins structurés par Le Nôtre.

L’émission a donné lieu à plusieurs ventes anticipées Premier Jour, organisées dans des lieux étroitement liés à l’univers du jardin classique et à l’œuvre de Le Nôtre : Versailles, Chantilly, Sceaux et Paris. Ces choix géographiques renforcent la cohérence patrimoniale de l’émission, en ancrant le timbre dans les sites mêmes qui incarnent l’héritage du jardin à la française. Pour le collectionneur, ces oblitérations Premier Jour constituent des compléments naturels au bloc, particulièrement pertinents lorsqu’ils sont associés à des documents philatéliques ou à des plis commémoratifs liés à ces jardins historiques.

Dans une collection thématique, ce bloc trouve naturellement sa place au croisement de plusieurs axes : art des jardins, architecture paysagère, Grand Siècle, Versailles, ou plus largement patrimoine culturel français. Il illustre également la capacité du timbre commémoratif à condenser, sur une surface réduite, une histoire complexe mêlant art, politique et territoire. Par son sujet comme par sa conception, l’émission “Jardins de France – André Le Nôtre” s’inscrit ainsi dans la continuité des grandes émissions culturelles du programme philatélique français du début des années 2010, alliant exigence documentaire, lisibilité visuelle et ancrage historique.

THE LAPINS CRÉTINS

 13-01-2026

Le carnet “THE LAPINS CRÉTINS – Dans ta BWAAAHTE aux lettres !” (2020) s’inscrit dans la logique des timbres de correspondance autocollants destinés à l’usage courant, tout en assumant un positionnement résolument “pop culture” lié à une franchise vidéoludique française devenue mondiale. Mis en vente à partir du 27 juillet 2020, ce carnet de 12 timbres-poste autocollants à 0,97 € (Lettre Verte) vise un double public : l’usager qui affranchit au quotidien et le collectionneur attentif aux passerelles entre philatélie et licences culturelles contemporaines. L’émission adopte d’emblée un ton décalé – jusque dans son intitulé – mais elle repose sur une construction éditoriale très “philatélique” : une série cohérente, un visuel pensé en séquence, et une fabrication de masse (tirage de 3 000 000 exemplaires) qui reflète la vocation grand public de ce type de produits.

Sur le plan de la création, l’émission associe les auteurs des bandes dessinées The Lapins CrétinsThitaume, Thomas Priou, MistaBlatte – à une mise en page signée Youz (pour le carnet). Ce point est important : on n’est pas sur une simple adaptation graphique, mais sur une conception réalisée par des créateurs directement rattachés à l’univers éditorial de la franchise, ce qui garantit une continuité de style avec les autres supports (BD, animation, etc.). L’ensemble est imprimé en héliogravure, technique très utilisée pour les timbres autocollants contemporains, particulièrement adaptée à la polychromie et aux aplats colorés, avec un rendu régulier sur de grands volumes. Le carnet (format 256 × 54 mm) et les timbres (format 38 × 24 mm) s’inscrivent dans des standards faciles à manipuler et à intégrer dans une routine postale, tout en conservant une présence visuelle suffisante pour une collection thématique “jeunesse / jeu vidéo / culture populaire”.

L’émission a aussi une dimension “produit” au sens philatélique moderne, car elle inclut un dispositif de réalité augmentée : en scannant les trois volets du carnet et un élément précis de la couverture (mentionné comme “la partie de tennis”), l’application SnapPress permet d’animer l’univers et de montrer comment les personnages “utilisent les timbres-poste”. Philatéliquement, ce n’est pas un simple gadget : c’est une manière d’étendre le timbre au-delà du papier, en conservant la fonction première (affranchir) tout en ajoutant une couche d’interaction qui parle à un public habitué aux contenus numériques. Dans une collection, cet aspect peut être documenté par l’ajout d’une capture d’écran, d’un descriptif d’activation, ou d’un pli affranchi accompagné d’une note expliquant l’animation accessible via le carnet.

À côté du carnet, le dossier rappelle aussi l’existence d’un timbre/feuille associé au thème “DESSINE-MOI UN LAPIN” (émission datée 7 septembre 2020) dans la série jeunesse, avec une logique différente : l’idée y est de relier “étapes de construction graphique” et mouvement, et d’introduire un nouveau format de feuille à marges illustrées (format de feuille constant, nombre de timbres variable). Cette information éclaire le contexte de 2020 : La Poste expérimente alors des présentations plus “collectionnables” et plus lisibles en point de vente. Mais pour la news centrée sur le groupe 2120, le cœur philatélique reste bien le carnet autocollant du 27 juillet 2020, identifiable par sa valeur Lettre Verte, son tirage, sa conception graphique dédiée et son dispositif RA.

En collection, ce carnet se prête à plusieurs approches : thématique “Jeunesse”, “Jeu vidéo”, “Culture pop”, “Timbres autocollants modernes”, ou encore “Philatélie augmentée”. Sur courrier, son usage est naturellement aligné sur l’affranchissement Lettre Verte, et les plis de l’été 2020 portant ces figurines permettent d’associer l’objet philatélique à une période précise, ce qui renforce l’intérêt documentaire. Enfin, l’émission illustre bien la capacité du timbre français contemporain à sortir du seul registre patrimonial : ici, l’objet postal devient support de narration et de marque, tout en respectant les standards techniques et les circuits classiques de diffusion (Carré d’Encre, bureaux de poste, abonnement, correspondance).

Informations techniques
– Produit : carnet de 12 timbres-poste autocollants
– Date de mise en vente : 27 juillet 2020 (avec Premier Jour à Paris les 24–25 juillet 2020)
– Valeur faciale : 0,97 € (Lettre Verte)
– Prix de vente : 11,64 € (vente en carnet)
– Tirage : 3 000 000 exemplaires
– Création : Thitaume – Thomas Priou – MistaBlatte
– Mise en page : Youz
– Impression : héliogravure
– Format du carnet : 256 × 54 mm
– Format des timbres : 38 × 24 mm
– Particularité : contenus en réalité augmentée via SnapPress (ARGO)

2020 SPORT Couleur Passion

 13-01-2026

L’émission « SPORT Couleur Passion » de 2020 s’inscrit dans la série sportive du programme philatélique français et prend la forme d’un bloc rond de six timbres, consacré à des disciplines sportives internationales. Cette émission, prévue dans un contexte de compétitions majeures initialement programmées en France et en Europe, a finalement été marquée par l’annulation de ces événements en raison de la situation sanitaire mondiale, ce qui confère à ce bloc une place particulière dans la chronologie des émissions contemporaines.

Les six disciplines représentées sont la gymnastique artistique féminine, le badminton, le para-taekwondo, la voile, l’aviron et l’athlétisme. Chacune illustre une facette distincte du sport moderne, mêlant pratiques olympiques, paralympiques et disciplines historiquement ancrées dans le mouvement sportif international. Le choix de ces sports reflète à la fois la diversité des pratiques et l’importance des fédérations françaises et internationales dans leur structuration et leur diffusion.

Sur le plan philatélique, l’émission se distingue par son format circulaire, rare dans les productions françaises, et par une composition graphique dynamique. Le bloc est imprimé en héliogravure et présente une alternance de formats verticaux et horizontaux pour les timbres, renforçant l’équilibre visuel de l’ensemble. La valeur faciale unique de chaque timbre correspond à l’affranchissement Lettre Internationale, ce qui situe cette émission dans un usage postal précis, tout en répondant aux attentes des collectionneurs de séries sportives contemporaines.

Par son tirage limité et son thème fédérateur, SPORT Couleur Passion 2020 constitue une émission représentative de la philatélie française du début des années 2020, associant événementiel sportif, création graphique contemporaine et formats innovants.

Informations techniques
– Année d’émission : 2020
– Série : Sport – Couleur Passion
– Nombre de timbres : 6
– Présentation : bloc rond
– Format du bloc : diamètre 160 mm
– Format des timbres : 40 × 26 mm et 26 × 40 mm
– Impression : héliogravure
– Valeur faciale : 1,40 € par timbre (Lettre Internationale)
– Tirage : 310 000 exemplaires

 

 
 

Héros de la Résistance (1961)

 12-01-2026

La série « Héros de la Résistance », émise en 1961, s’inscrit dans la continuité des émissions françaises consacrées à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et à l’hommage rendu aux figures de la Résistance intérieure. Composée de quatre timbres-poste, cette émission met en lumière des parcours individuels représentatifs de l’engagement clandestin, civil et militaire, dans des contextes et des milieux très différents. Les figurines sont gravées en taille-douce, selon un format vertical, et imprimées en feuilles de cinquante timbres dentelés, conformément aux standards de la philatélie française du début des années 1960.

Les portraits choisis illustrent la diversité des formes de résistance. Jacques Renouvin est représenté pour son rôle central dans la création et l’organisation des groupes francs des Mouvements Unis de Résistance, et pour son action dans les premiers sabotages industriels. Paul Gateaud incarne l’engagement des personnels des Postes, dont les compétences professionnelles furent mises au service des transmissions, du renseignement et des liaisons clandestines. Lionel Dubray symbolise la jeunesse résistante engagée dans les formations FFI, participant directement aux combats armés et aux actions de guérilla. Mère Élisabeth, religieuse et éducatrice, témoigne quant à elle de l’implication des réseaux de solidarité, de renseignement et d’assistance aux persécutés, jusqu’à la déportation et à la mort en camp.

Sur le plan philatélique, l’unité graphique de la série repose sur des compositions sobres, centrées sur le portrait, associées à des palettes de couleurs contrastées. Le travail de dessin et de gravure met l’accent sur l’expression et la dignité des visages, sans éléments narratifs superflus, conformément à l’esprit commémoratif de l’émission. Cette série occupe une place significative dans les collections thématiques consacrées à la Résistance, à la mémoire nationale et à l’histoire postale française du XXᵉ siècle.

Timbre Cœur 2025

 10-01-2026

La série Timbre Cœur 2025 s’inscrit dans la tradition annuelle des émissions de la Saint-Valentin, en associant cette fois la philatélie française à l’univers de la haute pâtisserie à travers un partenariat avec la Maison Pierre Hermé Paris. Pour cette édition, deux créations sont proposées : le Timbre Cœur Ispahan et le Timbre Cœur Macaron, tous deux fondés sur des associations gustatives emblématiques de la maison, transposées dans un langage graphique et postal. Cette émission relève du programme philatélique contemporain et conserve la vocation première du Timbre Cœur : accompagner les correspondances personnelles tout en proposant des visuels soignés et identifiables.

L’ensemble de la série est conçu graphiquement par Pierre Hermé Paris et imprimé en héliogravure. Le bloc Cœur « Ispahan » regroupe cinq timbres d’une valeur faciale de 1,39 € chacun, correspondant à l’affranchissement Lettre Verte 20 g. En parallèle, des feuilles de timbres carrés sont émises, distinguant deux valeurs faciales selon l’usage postal : 1,39 € pour l’affranchissement standard et 2,78 € pour la Lettre Verte 100 g. Les timbres sont présentés en feuilles gommées et en feuilles autocollantes, selon les formats habituels de la série Cœur.

Cette émission se caractérise également par l’intégration d’une dimension sensorielle, les timbres étant parfumés, élément déjà présent sur certaines émissions antérieures mais ici directement associé à une signature gastronomique reconnue. Par sa conception et ses volumes de tirage différenciés selon les formats, la série Timbre Cœur 2025 occupe une place à la fois fonctionnelle dans l’usage postal courant et spécifique dans les collections thématiques contemporaines consacrées à l’art de vivre et aux collaborations entre institutions culturelles.

Informations techniques (synthèse)
– Année d’émission : 2025
– Série : Timbre Cœur
– Impression : héliogravure
– Bloc Cœur « Ispahan » : 5 timbres – format 135 × 143 mm – valeur faciale 1,39 € – tirage 350 000 exemplaires
– Timbres en feuille : format carré 38 × 38 mm
– Valeurs faciales : 1,39 € (Lettre Verte 20 g) et 2,78 € (Lettre Verte 100 g)
– Présentation : feuilles gommées et feuilles autocollantes
– Famille : Timbres de correspondance – Timbre Cœur

Groupe : cœur 2025

(5 timbres)
  • 2025 Pierre Hermé Paris
  • 2025 Pierre Hermé Paris
  • 2025 Pierre Hermé Paris
  • 2025 Pierre Hermé Paris
  • 2025 Pierre Hermé Paris