Timbre à date 1er jour
| Description | Charles Delestraint (1879-1945), général, héros de la Résistance et premier chef de l'Armée secrète, né à Biache-Saint-Vaast |
| Commentaire | Le timbre-poste émis le 18 octobre 1971 rend hommage à Charles Delestraint (1879-1945), figure majeure de la Résistance française, dont le parcours militaire et l’engagement clandestin incarnent la continuité entre l’armée d’avant-guerre et la lutte intérieure contre l’occupation. Né à Biache-Saint-Vaast, formé à Saint-Cyr, Delestraint se distingue durant la Première Guerre mondiale avant de connaître une longue captivité, expérience fondatrice d’un sens aigu du devoir et de la discipline. Promu dans l’entre-deux-guerres au sein de l’arme blindée, il devient l’un des proches collaborateurs du général Estienne et adhère très tôt aux conceptions novatrices sur l’emploi des chars, défendues notamment par le colonel de Gaulle, se heurtant à l’inertie doctrinale de l’état-major. Mis à la retraite en 1939, il s’engage dès l’armistice dans l’action clandestine et, installé à Bourg-en-Bresse, structure des réseaux en s’appuyant sur les spécialistes de l’arme cuirassée. En octobre 1942, la France libre lui confie la mission capitale de coordonner et commander l’ensemble des réseaux métropolitains de l’Armée secrète, rôle qui fait de lui l’un des piliers de l’unification de la Résistance intérieure. Après un séjour à Londres aux côtés de Jean Moulin au début de 1943, il œuvre à la mise en place du dispositif du Vercors et intensifie les liaisons et sabotages en vue du débarquement allié. Arrêté à Paris le 9 juin 1943, incarcéré à Fresnes puis déporté successivement au Struthof et à Dachau, il oppose à ses geôliers une dignité et une fermeté unanimement reconnues par ses compagnons de détention. Il est exécuté le 19 avril 1945, quelques jours avant la libération du camp. La figurine, dessinée et gravée en taille-douce par Jean Pheulpin, associe le portrait du général à un document portant la phrase « Il ne peut plus y avoir de bonheur pour nous sans la résurrection et la libération de la France », condensant l’esprit de sacrifice et l’idéal patriotique de l’Armée secrète. Par sa surtaxe au profit de la Croix-Rouge française, cette émission s’inscrit aussi dans la tradition philatélique de solidarité, renforçant la portée mémorielle et civique de l’hommage. Article rédigé pour WikiTimbres |
| Mots clefs |
|












































