Timbre à date 1er jour
| Description | Joaillerie, orfèvrerie et la Madeleine en fond |
| Commentaire | Émis en France en 1954, le timbre-poste gommé de la série courante des productions françaises de luxe consacré à la Joaillerie et à l’Orfèvrerie met en valeur deux métiers d’art anciens et emblématiques de l’activité commerciale française, étroitement liés à l’histoire urbaine et au prestige parisien. Mis en vente à Paris le 6 mai 1954 puis généralisé le 8 mai, ce timbre de 50 francs occupe une place élevée dans l’échelle tarifaire, ce qui explique des usages postaux variés incluant notamment l’affranchissement de lettres lourdes, de valeurs déclarées ou de services spéciaux comme la distribution par exprès, ainsi que certains envois à destination des militaires. Il s’inscrit dans une série visant à illustrer des secteurs de luxe structurants de l’économie française d’après-guerre, après l’édition, la reliure, la porcelaine et le cristal, et en constitue l’aboutissement par sa valeur faciale la plus forte. Le dessin est dû à Pierre Gandon et la gravure en taille-douce à Jules Piel, avec une composition polychrome dominée par le bleu outremer, le vert et le brun clair, et un arrière-plan évoquant l’église de la Madeleine à Paris, symbole d’un quartier historiquement associé aux grandes maisons de joaillerie. Imprimé en taille-douce rotative, le timbre témoigne de la maîtrise technique française du milieu du XXᵉ siècle et renvoie, par son sujet, à la continuité des corporations d’orfèvres reconnues dès le IXᵉ siècle et à la renommée internationale des joailliers parisiens, dont les créations associent travail du métal précieux, sertissage et recherche esthétique durable. |
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