| Description | Au profit de la famille du prisonnier |
| Commentaire | Famille du prisonnier. Démonétisé le :01/11/1944 Voir la vidéo "Histoires de timbres" L’iconographie montre exclusivement sa famille restée à l’arrière : une femme et des enfants, réunis dans une scène sobre et silencieuse, marquée par l’attente et l’absence. Cette absence visuelle du prisonnier constitue le message central du timbre. Par ce choix iconographique, l’administration postale met l’accent non sur le combattant captif, invisible et lointain, mais sur les conséquences sociales et familiales de sa captivité. Le timbre cherche ainsi à susciter l’émotion et la compassion du public, afin de justifier la surtaxe de 8,50 F, intégralement affectée au secours aux familles de prisonniers de guerre. Dessinée par Élisabeth Faure et gravée par Jules Piel, la composition se distingue par un style réaliste et contenu, évitant toute représentation militaire ou héroïque. La scène est volontairement domestique, presque intime, renforçant le sentiment de vulnérabilité et de dépendance économique des familles privées de leur soutien principal. Mis en vente le lundi 27 septembre 1943, le timbre est retiré de la vente le 17 février 1944. Comme la majorité des émissions liées au régime de Vichy, il est démonétisé le 1er novembre 1944, après la Libération. Ce timbre constitue un exemple caractéristique de l’usage postal comme outil de communication idéologique, où l’image, la surtaxe et le contexte politique se combinent pour orienter la perception du public, en faisant de l’absence du prisonnier un argument moral et financier.
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