Timbre à date 1er jour
| Description | Château d'Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), de style renaissance |
| Commentaire | Azay-le-Rideau : le premier château médiéval d'Azay est construit aux alentours de 1119 par l'un des premiers seigneurs du lieu, Ridel (ou Rideau) d'Azay, chevalier du roi Philippe II, dit "Philippe Auguste" (règne sept. 1180 à juil.1223), qui édifie une forteresse défensive censée protéger la route entre Tours à Chinon. Il est brûlé en 1418, par Charles VII, dit "Charles le Victorieux" (règne, oct.1422 à juil.1461), lorsque le roi, de séjour à Azay, est provoqué par les troupes bourguignonnes qui occupent la place forte.
Ce timbre est consacré à Azay-le-Rideau, localité d’Indre-et-Loire dont l’histoire est étroitement liée à un site stratégique de la vallée de l’Indre. Le village tire son nom d’un ancien seigneur, Ridel ou Rideau d’Azay, et s’est développé autour d’un point de franchissement de la rivière, où un donjon médiéval fut édifié pour contrôler le passage et percevoir un péage. Au début du XVe siècle, dans le contexte troublé de la guerre civile opposant Armagnacs et Bourguignons, le site connut un épisode dramatique : la présence d’une garnison hostile au dauphin Charles entraîna une répression sévère en 1418, suivie de la destruction du bourg, qui demeura longtemps connu sous le nom d’Azay-le-Brûlé. Le renouveau intervient au début de la Renaissance française, lorsqu’en 1518 le financier Gilles Berthelot entreprend la construction d’un château sur les vestiges anciens. L’édifice associe alors des influences italiennes à des éléments hérités du gothique, illustrant la transition architecturale propre au règne de François Iᵉʳ. Les travaux, conduits sur plus d’une décennie, donnent naissance à un ensemble harmonieux qui s’impose rapidement comme l’un des symboles de la vallée de la Loire. Confisqué par la Couronne après la disgrâce de son commanditaire, le château entre durablement dans le patrimoine royal puis national. Par cette émission de 1987, l’administration postale française met en valeur un monument emblématique du patrimoine architectural, inscrivant ce timbre dans une politique de commémoration des sites historiques et culturels majeurs de France, destinée à rappeler leur rôle dans l’histoire nationale et leur place dans l’imaginaire collectif. |
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