Timbre à date 1er jour
| Description | Quatre-mâts Cap-hornier Antoinette et représentation du musée des Cap-horniers à St Servan (Ille-et-Vilaine) |
| Commentaire | Le timbre-poste français émis en 1971 consacré au cap-hornier L’Antoinette prolonge la série des grands voiliers engagée l’année précédente et s’inscrit dans une démarche de mise en valeur du patrimoine maritime national à travers la philatélie. Mis en vente générale le 13 avril 1971 après une vente anticipée le 10 avril à Saint-Malo, ce timbre de 0,80 franc est destiné à l’affranchissement de la lettre simple pour l’étranger, usage cohérent avec un sujet évoquant le long cours et les échanges intercontinentaux. La figurine représente un voilier de commerce de la grande époque de la marine à voile française, période comprise entre la fin du XIXᵉ siècle et le début du XXᵉ, lorsque l’industrie et l’agriculture européennes dépendaient encore largement des routes maritimes pour l’acheminement du nitrate chilien, des minerais du Pacifique ou des céréales d’Australie et d’Argentine. L’Antoinette, quatre-mâts barque construit à la fin du XIXᵉ siècle, symbolise cette flotte moderne à coque d’acier, dotée d’une mâture métallique et conçue pour affronter les navigations les plus éprouvantes, notamment le passage du cap Horn, redouté pour ses vents d’ouest violents, ses mers croisées et ses conditions climatiques extrêmes. Le timbre évoque ainsi une époque où le titre de cap-hornier constituait une forme de noblesse maritime, acquise au prix d’une solidarité sans faille entre hommes confrontés aux éléments. La présence, en arrière-plan de la composition, de la tour Solidor rappelle le rôle de Saint-Malo comme lieu de mémoire de ces marins du long cours, à travers le musée international qui leur est dédié. Dessiné par Roger Chapelet et gravé en taille-douce par Claude Durrens, le timbre se distingue par une composition équilibrée et une restitution précise de la silhouette du voilier sous voiles, traduisant à la fois la puissance et l’élégance de ces grands bâtiments marchands. Cette émission de 1971 témoigne de la volonté de l’administration postale française de conserver la mémoire d’un monde maritime disparu, tout en faisant du timbre un support de transmission historique et culturelle. Article rédigé pour WikiTimbres |
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