Timbre à date 1er jour
Conçu par : Louis Boursier
Information
Ce timbre n'est pas encore émis, le visuel et les infos peuvent être erronés.| Description | Émission d'un timbre de la série touristique sur Châtellerault dans le département de la Vienne. |
| Commentaire | Douze tonnes de dynamite posées sous les arches, et pourtant le pont est toujours debout. C'est une drôle d'histoire que celle du pont Henri-IV, à Châtellerault. Tout commence bien avant lui, en réalité, avec des ponts de bois puis de pierre, déjà mentionnés dès le XIe siècle, régulièrement emportés par les crues ou abîmés par les conflits. En 1564, le roi Charles IX, lassé de ces reconstructions sans fin, lance l'idée d'un ouvrage vraiment solide cette fois. Sauf que rien ne va vite à l'époque : il faudra 44 ans, trois rois successifs et le talent de Charles Androuet du Cerceau, puis de son fils René, pour voir le pont achevé en 1609. Cent quarante-quatre mètres de long, vingt et un de large, neuf arches en anse de panier. À l'origine il devait même porter des maisons, jamais construites finalement. Le pont a aussi été fortifié, avec des tours rondes côté faubourg qui existent encore, hautes de 24 mètres. Celles côté ville, elles, ont disparu au XXe siècle, jugées gênantes pour la circulation — dommage, quelque part. Mais le vrai moment de suspense arrive en 1944. L'armée allemande, en pleine retraite, dépose douze tonnes de dynamite sous l'édifice. Le pont aurait pu disparaître en quelques secondes. Il ne doit sa survie qu'au sang-froid du sous-préfet Pierre-Marcel Wiltzer et du commissaire Charles Bichat, qui négocient âprement les 31 août et 1er Septembre 1944. Deux hommes, deux jours, et un pont sauvé. Aujourd'hui restauré par le Département de la Vienne, il continue tranquillement sa traversée du temps. Combien de ponts, ailleurs en France, portent encore les traces silencieuses d'une guerre qu'on a failli perdre sans même le savoir ? Article rédigé pour WikiTimbres |
| Mots clefs |
|




























