Timbre à date 1er jour
| Description | Les Géants du Nord. Dans le folklore, c'est une figure gigantesque qui représente un être fictif ou réel, portée dans les rues les jours de fêtes |
| Commentaire | Cassel possède deux carnavals, le premier le week-end end du Mardi gras et le second le lundi de Pâques. Reuze Papa est l'un des deux géants de Cassel. Il a été créé en 1827 par Ambroise Bafcop. Il est le plus ancien géant de France. Il mesure 6,25 m et est habillé d’une tenue de guerrier romain. Vêtu d’une armure, d’une épée et d’un bâton de commandement, il sillonne les rues casseloises lors des deux carnavals. Reuze Maman, son épouse, fut conçue en 1860 par Alexis Bafcop. Du haut de ses 5,85 m, elle connut différents styles vestimentaires. Elle apparait au départ en habit de poissonnière, puis elle est habillée en guerrière de 1905 à 1928, date à laquelle elle se métamorphosa en princesse byzantine. Elle est vêtue d’une robe rouge, d’un voile dorée, d’un diadème et a un bouquet de fleurs fraiches lors de chaque sortie. Reuze Maman ne sort qu’une fois par an, à l’occasion du Lundi de Pâques. Ce timbre met en lumière une tradition festive profondément enracinée dans le nord de la France, héritée des carnavals médiévaux qui rythmaient le calendrier religieux et social. Alors que ces manifestations ont progressivement disparu dans de nombreuses régions, elles se sont maintenues avec une remarquable vitalité dans les Flandres françaises, en étroite relation avec les usages des territoires voisins. Ce timbre renvoie à ces cortèges populaires au cours desquels apparaissent les célèbres Géants du Nord, figures monumentales portées lors des défilés et devenues des emblèmes identitaires pour plusieurs villes. La référence principale est celle de Douai, où la famille des Gayants occupe une place centrale dans la mémoire collective locale. Attestée dès le XVIe siècle, cette tradition associe la procession civique à la célébration d’un passé historique et à l’expression d’une culture urbaine fortement ancrée dans la population. Le sujet de ce timbre s’inscrit ainsi dans une politique postale attentive aux expressions du patrimoine immatériel, en valorisant des pratiques festives qui mêlent histoire, légende et sociabilité. L’émission de 1980 souligne également la dimension transfrontalière de ces coutumes, communes aux régions du Nord, de Belgique et des Pays-Bas, et leur capacité à traverser les siècles en s’adaptant aux évolutions sociales. À travers ce timbre, l’administration postale française met en avant un patrimoine vivant, fait de rituels collectifs et de transmission intergénérationnelle, où la fête populaire devient un vecteur de cohésion et d’identité régionale. Ce choix témoigne d’une reconnaissance officielle de traditions longtemps portées par les communautés locales, et inscrit ces figures spectaculaires dans le panorama culturel national diffusé par le timbre. Article rédigé pour WikiTimbres |
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