Timbre à date 1er jour
Conçu par : Elsa Catelin
Information
Ce timbre n'est pas encore émis, le visuel et les infos peuvent être erronés.| Description | Émission d'un bloc d’un timbre et un souvenir philatélique célébrant les 30 ans de la Bibliothèque nationale de France (BnF) sur son site François-Mitterrand. |
| Commentaire | À Tolbiac, quatre grandes tours gardent depuis trente ans une forêt, des millions de pages et une drôle d’idée : faire entrer tout le savoir dans un même lieu. Quand le site François-Mitterrand ouvre au public en 1996, le XIIIe arrondissement de Paris change de visage. Là où la ville semblait encore chercher sa forme, la Bibliothèque nationale de France installe ses salles de lecture, ses chercheurs, ses visiteurs, ses longues heures de silence ponctuées par le bruit d’une page tournée ou d’un clavier qu’on referme. Le bâtiment imaginé par Dominique Perrault ne se contente pas d’abriter des livres : il devient un morceau de ville, avec quatre tours hautes de 80 mètres, une immense esplanade et, au centre, un jardin-forêt d’un hectare, comme un secret posé sous les fenêtres. Trente ans plus tard, ce qui frappe surtout, c’est la quantité de mémoire accumulée. Des imprimés du XVIe siècle côtoient films, archives sonores, jeux vidéo et documents numériques. Depuis 2006, même le web français est collecté au titre du dépôt légal. Autrement dit, une page internet banale, oubliée depuis longtemps par son auteur, peut elle aussi finir dans les réserves de la bibliothéque. C’est vertigineux, un peu, et assez beau : conserver non seulement les grands textes, mais aussi les traces ordinaires d’une époque, des millions, des millions de fragments de vies. Cette aventure vient aussi d’une volonté politique et culturelle : celle de François Mitterrand, qui voulait une bibliothèque largement ouverte, capable d’accompagner les nouvelles façons de lire, chercher et transmettre. L’endroit est devenu un laboratoire où le papier dialogue avec l’image, le son et le numérique. Une bibliothèque n’est donc plus seulement un lieu où l’on range le passé ; elle devient une machine à préparer la mémoire de demain. Dans trente ans, que restera-t-il de nos écrans, de nos sites et de nos habitudes numériques ? Peut-être que quelqu’un, dans une salle silencieuse de Tolbiac, retrouvera justement ce que nous pensions disparu. Article rédigé pour WikiTimbres |
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