Timbre : 1936 POUR LES CHÔMEURS INTELLECTUELS Berlioz
- Mesures
- Format d'imp 36 x 21 mm
- Dents incluses 40 x 26 mm
- Forme horizontal
- Phosphore Non
- Impression Taille-douce
- Complément xxxxx
- Couleur vert
- Valeur 40 c + 10 c
- Dentelure 13
- Emis en feuille de 25 TP
- Quantité 1 600 000
- Auteurs
- Dessinateur Achille Ouvré
- Graveur Achille Ouvré
- Mise en page xxxxx
- Mentions Création d' Achille Ouvré
- Numéros & Dates
- N° Philatelix 419
- N° Michel 337
- Date d'émission 16/11/1936
- Date de retrait 14/05/1938
- Classements
-
- Groupe
- Pour les chômeurs intellectuels 1936
- Catégorie
- Timbres poste
- Familles
- compositeurs artistes personnages
- Usage
- cartes postales jusqu'au 11 juillet 1937
- Régions
-
Rhône-Alpes
- Départements
-
Isère

- Description
- Hector Berlioz (1803-1869), né à La Côte-Saint-André, Isère
Mes timbres & notes personnelles
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Hector Berlioz est un compositeur, chef d'orchestre, critique musical et écrivain français, né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André (Isère) et mort le 8 mars 1869 à Paris.
Reprenant, immédiatement après Beethoven, la forme symphonique créée par Haydn, Berlioz la renouvelle en profondeur par le biais de la symphonie à programme (Symphonie fantastique), de la symphonie concertante (Harold en Italie) et en créant la « symphonie dramatique » (Roméo et Juliette).
Émis le 16 novembre 1936, le timbre consacré à Hector Berlioz s’inscrit dans la première série “Pour les chômeurs intellectuels”, lancée dans le contexte social et culturel du Front populaire. Cette série vise à soutenir financièrement les professions intellectuelles frappées par la crise économique des années 1930, tout en affirmant le rôle central de la culture et du patrimoine dans la société française.
Le choix d’Hector Berlioz est hautement symbolique. Compositeur majeur du romantisme européen, mais longtemps incompris, contesté et financièrement fragile, Berlioz incarne parfaitement la figure de l’intellectuel de génie confronté à la précarité. Sa carrière, marquée par des succès critiques contrastés et par la nécessité de longues tournées à l’étranger pour survivre, entre en résonance directe avec la condition des artistes et créateurs des années trente.
Le timbre, dessiné et gravé
La valeur faciale de 40 centimes, assortie d’une surtaxe de 10 centimes, correspond à des usages postaux courants (cartes postales intérieures et factures), assurant une diffusion réelle et non spéculative du timbre. Comme pour les autres valeurs de la série, la surtaxe transforme chaque affranchissement en contribution directe à l’aide sociale, ancrant pleinement l’émission dans une démarche solidaire.
Avec un tirage de 1,6 million d’exemplaires, identique à celui du timbre Jacques Callot, cette émission confirme la volonté de l’administration postale de produire une série cohérente, à la fois culturellement ambitieuse et quantitativement maîtrisée. Aujourd’hui, ce timbre est considéré comme une pièce emblématique de la philatélie sociale et culturelle de l’entre-deux-guerres, illustrant l’alliance entre engagement humaniste et hommage aux grandes figures intellectuelles françaises.