Timbre : 1972 TERRE-NEUVAS CÔTE D'ÉMERAUDE

Description
Trois-mâts goélette terre-neuvas Côte d'Émeraude, construit en 1925 par les chantiers Gautier de Saint-Malo
Commentaire

Émis en France en 1972, le timbre-poste consacré au voilier terre-neuvas « Côte d’Émeraude » s’inscrit dans la série des grands voiliers lancée au début des années 1970, destinée à mettre en valeur le patrimoine maritime français à travers des navires emblématiques de la navigation et de la pêche hauturière. D’une valeur faciale de 0,90 franc, il correspond aux tarifs postaux applicables à la lettre simple pour l’intérieur au deuxième échelon de poids ainsi qu’à l’affranchissement de l’étranger, ce qui lui confère un usage postal effectif et varié. Le sujet représenté évoque la grande pêche à la morue, activité économique majeure pendant plusieurs siècles pour les ports de la Manche et de la mer du Nord, qui armaient chaque année des voiliers vers les bancs de Terre-Neuve et les eaux islandaises, zones riches en poisson du fait de la rencontre des courants froids et tempérés. Le « Côte d’Émeraude », trois-mâts goélette construit en 1925 aux chantiers Gautier de Saint-Malo, fut l’un des derniers grands voiliers de ce type

encore en service au XXᵉ siècle, symbolisant à la fois la technicité navale, l’endurance des équipages et l’organisation collective de campagnes de pêche longues et périlleuses. L’illustration, dessinée par Roger Chapelet et gravée par Claude Durrens, met en scène la silhouette élancée du navire avec un sens aigu du mouvement et du détail, tandis que l’impression en taille-douce rotative apporte profondeur et précision au trait, caractéristiques recherchées dans cette série philatélique. Ce timbre prolonge une suite commencée en 1970 avec le Firecrest d’Alain Gerbault et poursuivie en 1971 avec le cap-hornier Antoinette, formant un ensemble cohérent consacré aux grands voiliers français. Le destin tragique du « Côte d’Émeraude », échoué et brisé en 1941 à l’embouchure de l’oued Sebou au Maroc après avoir reçu l’ordre de rallier Port-Lyautey, constitue une anecdote historiquement attestée qui renforce la portée mémorielle de cette émission, au-delà de sa simple dimension esthétique. Article rédigé pour WikiTimbres

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