Timbre : 2026 CÉSAR-PIERRE RICHELET 1626 - 1698
- Mesures
- Format d'imp -
- Dents incluses 30 x 41 mm
- Forme vertical
- Phosphore 1 barre à droite
- Impression Taille-douce
- Complément -
- Couleur -
- Valeur 1,52 euros lettre verte
- Dentelure 13 1/4
- Emis en feuille de 15 TP
- Quantité 495 000
- Auteurs
- Dessinateur Louis GENTY
- Graveur Louis GENTY
- Mise en page xxxxx
- Mentions Création et gravure Louis Genty d'après photos, portrait premier plan César-Pierre Richelet © Memento Images / Aurimages ; symboles arrière-plan Dictionnaire françois © César-Pierre Richelet / BnF. Contours de feuille : création Louis Genty d'après photos, définitions et symboles Dictionnaire françois © César-Pierre Richelet / BnF ; symboles Dictionnaire des rimes © César-Pierre Richelet / BnF.
- Numéros & Dates
- N° Philatelix -
- N° Michel -
- Date d'émission 09/11/2026
- Date de retrait -
- Classements
-
- Groupe
- Personnages célèbres 2026
- Catégorie
- Timbres poste
- Familles
- écrivains écriture personnages
- Usage
- Lettre verte 20 g
- Régions
-
Grand Est
- Départements
-
Marne

- Description
- Émission d'un timbre à l’effigie de César-Pierre Richelet, figure fondatrice de la lexicographie moderne, à l’occasion des 400 ans de sa naissance.
Mes timbres & notes personnelles
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César-Pierre Richelet et les mots en liberté
Quatre siècles plus tard, un homme au caractère piquant revient nous souffler que les mots n’appartiennent jamais tout à fait aux puissants.
César-Pierre Richelet naît en 1626 à Cheminon, dans l’actuelle Marne. Avant de devenir l’un des grands artisans de la langue française, il touche à plusieurs vies : régent de collège, précepteur, avocat, traducteur, poète. Puis il choisit les mots. Pas les mots figés sous une cloche, mais ceux que les gens prononcent, déforment et lancent dans les conversations. On l’imagine à sa table, plume en main, écoutant presque le brouhaha des rues pour décider ce qui mérite d’entrer dans son ouvrage.
L’affaire devient franchement audacieuse en 1680. L’Académie française, fondée en 1635 par Richelieu, prépare encore son propre dictionnaire et détient le privilège de publier ce genre d’ouvrage dans le royaume. Richelet prend donc la route de Genève, au moins par les chemins de l’imprimerie, et y fait paraître son Dictionnaire françois.
Le succès arrive vite et les rééditions se multiplient au XVIIIe siècle. L’Académie ne publiera son propre Dictionnaire qu’en 1694, quatorze ans après celui de cet indépendant volontiers mordant.
Richelet meurt à Paris le 23 novembre 1698, mais son idée reste étonnamment moderne : une langue vit d’abord dans la bouche de ceux qui la parlent. C’est peut-être cela qui rend son aventure si attachante et un peu familière. Son ouvrage conserve ainsi la rumeur d’une époque, avec ses élégances, ses bizarreries et ses colères.
À l’heure des correcteurs automatiques et des mots qui naissent sur les écrans, que ferait-il de notre français pressé ? Sans doute ouvrirait-il grand ses oreilles avant de trancher.
Article rédigé pour WikiTimbres