Timbre à date 1er jour
Conçu par : Cynthia Dormeyer
Information
Ce timbre n'est pas encore émis, le visuel et les infos peuvent être erronés.| Description | Émission d'un timbre de service pour affranchir les courriers au départ du Conseil de l’Europe, il célèbre le 25e anniversaire du Cadre européen commun de référence pour les langues. |
| Commentaire | Les langues voyagent souvent plus vite que les frontières. On a tous croisé un jour ces petites étiquettes invisibles sans vraiment y penser : A1, B2, C1… Trois signes, parfois griffonnés sur un CV ou glissés au bas d’un diplôme, qui disent en quelques lettres des années de cours du soir, de séjours à l’étranger, de films regardés en version originale, ou de conversations un peu hésitantes dans une gare. Ce que célèbre aujourd’hui le Conseil de l’Europe, avec ce 25e anniversaire du Cadre européen commun de référence pour les langues, ce n’est pas seulement un outil pédagogique. C’est une façon très concrète d’avoir mis un peu d’ordre dans le grand bazar merveilleux des langues européennes. Quand le CECRL est adopté en 2001, l’idée est simple mais ambitieuse : donner à quarante-six pays un langage commun pour parler… des langues. Plus besoin qu’un étudiant espagnol, une enseignante slovaque ou un recruteur allemand interprètent différemment ce qu’est un “niveau intermédiaire”. Avec cette échelle allant de A1 à C2, chacun peut situer ses compétences, progresser, comparer, circuler. Et derrière cette mécanique apparemment très sage, il y a une vraie vision politique : apprendre la langue de l’autre, ce n’est pas juste commander un café sans accent ou comprendre un panneau dans le métro. C’est entrer un peu dans sa manière de penser, d’habiter le monde, de rire aussi. Le Conseil de l’Europe, fondé en 1949 à Strasbourg pour défendre les droits humains, la démocratie et la coopération culturelle, a toujours vu dans le plurilinguisme autre chose qu’un luxe scolaire. Une nécessité, presque. Dans une Europe secouée par l’histoire, les langues ont longtemps séparé autant qu’elles ont relié. Le CECRL a choisi l’autre voie : faire de cette diversité une richesse partagée, une porte ouverte plutôt qu’une barrière. C’est discret, presque modeste, mais au fond c’est immense. Parce qu’entre un “hello” mal prononcé, un “bonjour” appris à l’école, un “hola” lancé sur un quai ou un “guten Tag” murmuré avec trac, il y a toujours plus qu’un mot : il y a l’effort de rejoindre l’autre. Et peut-être que c’est cela, le plus beau. Derrière les niveaux, les grilles et les certifications, il reste une chose très simple : parler, c’est déjà tendre la main. Article rédigé pour WikiTimbres |
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