Timbre : 2023 CHEMIN SUSPENDU DES GORGES DE LA DIOSAZ – HAUTE-SAVOIE
- Mesures
- Format d'imp -
- Dents incluses 30 x 41 mm
- Forme vertical
- Phosphore 1 barre à droite
- Impression héliogravure
- Complément -
- Couleur -
- Valeur 1,52 € Lettre verte
- Dentelure 13 1/4
- Emis en feuille de 15 TP
- Quantité 603 000
- Auteurs
- Dessinateur Frédérique VERNILLET
- Graveur xxxxx
- Mise en page Valérie Besser
- Mentions création Frédérique Vernillet d'ap. photo Thomas Dufour Contour de feuille : d'ap. photos Jean-Louis Vermot-Desroches/Naturimages, Grégory Smellinckx/Naturimages, Liszt collection/Alain Ghignone/Naturimages, Serge Jolivel/Naturimages. Mise en page : Valérie Besser.
- Numéros & Dates
- N° Philatelix -
- N° Michel -
- Date d'émission 13/07/2026
- Date de retrait -
- Classements
-
- Groupe
- Commémoratifs et divers : 2026
- Catégorie
- Timbres poste
- Familles
- sites et paysages patrimoine
- Usage
- Lettre verte 20 g
- Régions
-
Auvergne-Rhône-Alpes
- Départements
-
Haute-Savoie

- Description
- Émission d'un timbre sur le chemin suspendu des Gorges de la Diosaz en Haute-Savoie, une « merveille des Alpes ».
Mes timbres & notes personnelles
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Un sentier accroché à la montagne peut parfois raconter davantage qu’un long livre d’histoire.
Dans la vallée de Chamonix, au pied du massif du Mont-Blanc, il existe un endroit que les habitants connaissent depuis des générations : les Gorges de la Diosaz. Aujourd’hui, les visiteurs y viennent pour entendre le grondement de l’eau et sentir la fraîcheur des parois rocheuses, mais cela n’a pas toujours été aussi simple. Pendant des siècles, ce canyon profond restait presque inaccessible. Les hommes travaillaient sur les hauteurs, coupaient du bois, extrayaient de l’ardoise ou cherchaient quelques minerais, tandis que les gorges demeuraient sauvages et redoutées.
Puis arrive Achille Cazin. Nous sommes en 1868. Ce professeur de physique découvre la région et comprend immédiatement le potentiel de ce décor spectaculaire. À une époque où les hivers sont rudes et les revenus parfois incertains, il imagine une idée étonnante : ouvrir les gorges au public pour créer une nouvelle activité économique. Les travaux débutent
Depuis plus de cent cinquante ans, les passerelles suivent la roche au-dessus du torrent. Les eaux vertes et écumantes plongent dans des gouffres sombres avant de rejaillir en cascades. On avance lentement, un peu impressionné, un peu émerveillé aussi. Le lieu a traversé les décennies sans perdre son caractère. Même aujourd’hui, des spécialistes surnommés les « gorgeards » entretiennent chaque année ce parcours suspendu pour le préserver.
Ce qui touche peut-être le plus dans cette histoire, ce n’est pas seulement la beauté du site. C’est l’idée qu’un projet imaginé au XIXᵉ siècle continue encore de faire vivre une vallée entière. Comme quoi certaines inventions ne vieillissent pas vraiment, elles prennent simplement un peu plus de relief avec le temps, temps après temps.
Article rédigé pour WikiTimbres