Timbre : 2026 GEORGE SAND (1804-1876)
- Mesures
- Format d'imp -
- Dents incluses 153 x 105
- Forme horizontal
- Phosphore -
- Impression Taille-douce
- Complément -
- Couleur -
- Valeur 12 € (3 timbres d’une valeur faciale de 4 €)
- Dentelure 13 1/4
- Emis en bloc-feuillet de 3 TP
- Quantité 10 000
- Auteurs
- Dessinateur Paul-Pierre Lemagny
- Graveur Paul-Pierre Lemagny
- Mise en page Emmanuel VEDRENNE
- Mentions mise en page Emmanuel Vedrenne d’après timbre dessiné et gravé par Paul Lemagny (d’après un autoportrait de George Sand). Dessin du fond de bloc: Emmanuel Vedrenne. © Musée de La Poste
- Numéros & Dates
- N° Philatelix -
- N° Michel -
- Date d'émission 11/06/2026
- Date de retrait -
- Classements
-
- Groupe
- -
- Catégorie
- Blocs et Feuillets
- Familles
- écrivains écriture personnages
- Usage
- -
- Régions
-
Centre-Val de Loire
- Départements
-
Indre

- Description
- Émission d'un bloc spécial pour célébrer les 150 ans de sa disparition
Mes timbres & notes personnelles
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Certaines femmes du XIXe siècle ont dû changer de nom pour pouvoir respirer librement.
Quand Aurore Dupin devient George Sand, ce n’est pas juste un pseudonyme littéraire. C’est presque une déclaration de guerre discrète contre une époque qui enferme les femmes dans des salons bien rangés et des vies décidées à leur place. Née à Paris en 1804, élevée en partie dans la grande maison familiale de Nohant, dans le Berry, elle grandit entre la campagne, les livres et une liberté de pensée assez rare pour son temps. Plus tard, elle portera des vêtements d’homme pour circuler plus facilement dans Paris. Le détail choque alors énormément… aujourd’hui encore, ça surprend un peu.
Ses romans parlent d’amour, bien sûr, mais aussi de solitude, de pauvreté, de désir d’émancipation. En 1832, Indiana fait scandale en racontant le mariage comme une prison pour certaines femmes. Quelques années plus tard, La Mare au Diable montre une autre facette de son univers : celle des campagnes françaises,
Elle fréquente les plus grands artistes de son siècle. Balzac, Delacroix, Flaubert… et surtout Frédéric Chopin, avec qui elle partage plusieurs années passionnées et compliquées. À Nohant, les soirées mêlent musique, fumée de cheminée et longues discussions jusqu’au milieu de la nuit. Ce devait être quelque chose, franchement. Pourtant, derrière cette vie intense, il y a aussi une femme qui travaille sans relâche. Elle écrit énormément, parfois toute la nuit, plume grattant le papier dans un silence presque monastique.
Cent cinquante ans après sa disparition, George Sand continue de parler aux lecteurs modernes. Peut-être parce qu’elle refusait simplement de vivre à moitié. Et ça, au fond, ça ne vieillit jamais vraimant.
Article rédigé pour WikiTimbres