Timbre : 2026 DIORAMA OPÉRA-BALLET
- Mesures
- Format d'imp -
- Dents incluses 195 x 213
- Forme horizontal
- Phosphore -
- Impression Offset
- Complément -
- Couleur -
- Valeur 19,90 € TTC (avec 4 timbres d’une valeur faciale de 3 €)
- Dentelure 13 1/4
- Emis en -
- Quantité 10 000
- Auteurs
- Dessinateur Gérard LO MONACO
- Graveur -
- Mise en page -
- Mentions Conception et illustration du diorama : Gérard Lo Monaco © Lo Monaco Studio - France. Timbres mis en page par Charles Bridoux, gravés par Jacky Larrivière, d’après un dessin de Fernand Léger. © Musée de La Poste
- Numéros & Dates
- N° Philatelix -
- N° Michel -
- Date d'émission 11/06/2026
- Date de retrait -
- Classements
-
- Groupe
- -
- Catégorie
- Blocs et Feuillets
- Familles
- danse loisirs sport et loisirs
- Usage
- -
- Régions
-
Île-de-France
- Départements
-
Paris

- Description
- Émission d'un diorama-Opéra-Ballet qui se compose de quatre scènes assemblées
Mes timbres & notes personnelles
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Le papier peut parfois devenir une scène de théâtre.
Quand Gérard Lo Monaco imagine ce diorama consacré à l’Opéra-Ballet, il ne crée pas simplement un objet à regarder. Il construit un petit monde. Un monde de profondeur, de rideaux invisibles, de danse figée juste avant le mouvement. Né à Buenos Aires en 1948, Lo Monaco est connu pour ses livres animés et ses créations en papier capables de transformer quelques plis en véritables décors. Chez lui, tout surgit presque comme par magie : une scène s’ouvre, une perspective apparaît, et soudain le regard entre dedans. Littéralement.
Ce diorama s’inspire des anciens “tunnels optiques” du XIXe siècle, ces divertissements populaires qui donnaient l’illusion du relief bien avant le cinéma. On imagine facilement les familles parisiennes de l’époque s’émerveiller devant ces jeux de profondeur éclairés à la bougie. Ici, cette tradition renaît autour de l’univers de l’Opéra-Ballet et des célèbres Ballets suédois, troupe avant-gardiste fondée à Paris en 1920 par Rolf de Maré. Pendant
Le plus fou, c’est peut-être le travail derrière l’objet. Chaque élément est assemblé à la main, sans colle, comme un mécanisme délicat qu’il faut faire tenir par précision pure. Le papier devient architecture. Les ombres créent presque une respiration. Et au milieu de tout ça, quatre anciennes gravures réapparaissent comme des souvenirs réanimés. Ça sent un peu l’atelier d’imprimerie, l’encre fraîche et les cartons soigneusement rangés.
Dans un monde où tout glisse sur les écrans à toute vitesse, ce genre de création rappelle quelque chose d’assez simple : le plaisir de manipuler un objet lentement, de l’ouvrir, de regarder dedans. Comme lorsqu’on était gamin devant un théâtre miniature, silencieux et un peu magique quand même.
Article rédigé pour WikiTimbres