Timbre à date 1er jour
Conçu par : Geneviève Marot
Information
Ce timbre n'est pas encore émis, le visuel et les infos peuvent être erronés.| Description | Émission d'un collector de timbres sur le guêpier d’Europe, oiseau migrateur figurant parmi les oiseaux les plus colorés de France métropolitaine. |
| Commentaire | Certaines couleurs semblent presque irréelles quand elles traversent le ciel. Au printemps, le long des rivières et des falaises sableuses, un oiseau venu d’Afrique réapparaît soudain dans le paysage français. Le guêpier d’Europe. Impossible de le confondre avec un autre : bleu turquoise, jaune doré, brun chaud… on dirait presque un morceau de soleil qui vole. Chaque année, vers le mois de mai, cet élégant migrateur revient se reproduire après un long voyage depuis l’Afrique de l’Ouest ou l’Afrique australe. Puis, à la fin de l’été, il repart pour un nouveau périple de plusieurs milliers de kilomètres. Un cycle discret mais fascinant, observé par les naturalistes depuis des siècles. Déjà au XVIIIᵉ siècle, l’ornithologue Georges-Louis Leclerc de Buffon décrivait cet oiseau comme l’un des plus éclatants du continent européen. Le guêpier d’Europe n’est pas seulement beau, il est aussi un redoutable chasseur. Son régime alimentaire est digne d’un acrobate aérien : guêpes, frelons, abeilles, bourdons… tout ce qui vole et bourdonne. D’ailleurs, il sait parfaitement neutraliser le dard de ses proies en les frappant contre une branche avant de les avaler. Un geste précis, rapide, presque chorégraphié. Et puis il y a la vie en colonie : ces oiseaux creusent leurs nids dans les berges sableuses, formant parfois de véritables villages souterrains où l’activité ne s’arrête jamais. Bruits d’ailes, cris perçants, allées et venues incessantes… c’est un petit monde, un vrai petit monde. Depuis quelques années, les observateurs remarquent que le guêpier remonte progressivement vers le nord de l’Europe. On le voit désormais dans des régions où il était autrefois très rare : le Jura, l’Aisne, la Bretagne, parfois même la Belgique. Les scientifiques y voient probablement un effet du réchauffement climatique. Pour l’instant l’espèce reste relativement abondante, mais la transformation des paysages et la disparition de certains habitats rappellent que l’équilibre reste fragile. Observer un guêpier traverser le ciel reste un moment suspendu. Peut-être parce que ces oiseaux nous rappellent, discrètement, que les frontières humaines n’existent pas pour le vivant. Article rédigé pour WikiTimbres |
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