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Ce timbre n'est pas encore émis, le visuel et les infos peuvent être erronés.| Description | Provenant du livret contenant 3 blocs |
| Commentaire | Certains symboles parlent d’eux-mêmes, même sans un mot. En France, le coq accompagne l’histoire nationale depuis des siècles. Déjà présent sur des monnaies gallo-romaines, il devient au fil du temps l’une des figures les plus familières de l’identité française. Fier, vigilant, dressé au lever du jour… l’animal incarne une forme d’énergie nationale. Au début des années 1960, la France traverse une période de transformation. La Cinquième République vient d’être instaurée en 1958 par Charles de Gaulle, et le pays entre dans les années de croissance économique que l’on appellera plus tard les « Trente Glorieuses ». Dans ce contexte, le coq apparaît comme une image simple mais forte. Albert Decaris en réalise une version devenue emblématique. Sa manière de graver donne aux figures une présence presque monumentale. Les lignes s’allongent, les volumes s’étirent, comme si le sujet voulait sortir de la plaque d’acier. Decaris n’est pas un artiste isolé : il fait partie d’une tradition française très ancienne de graveurs. Pourtant son style reste unique, nourri par la mythologie antique et par les années passées à Rome après son Grand Prix de gravure. Chez lui, même un animal familier prend une allure presque mythologique. Le coq qu’il crée remplace alors la Marianne précédente jugée trop classique. Et pendant plusieurs années, cette silhouette fière accompagnera le courrier des Français. Curieuse trajectoire pour un animal de basse-cour devenu symbole d’un pays entier… et, d’une certaine façon, de son réveil. Article rédigé pour WikiTimbres |
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