Timbre : PARIS LE PONT-NEUF 1578-1978

Description
Le Pont-Neuf de Paris (1578-1978)
Commentaire

Hommage à l'artiste : avec ce TP, Albert DECARIS reçoit le grand prix de l'Art Philatélique en 1978.

Visuel : le Pont-Neuf de Paris (1578-1607, architectes Baptiste (1544-1602), Jacques II (1550-1614) Androuet du Cerceau) et Thibault Métezeau (1533-1596). Le plus ancien pont de Paris (long. 238 m x larg. 20,50 m), relie les deux rives de la Seine, en coupant la pointe Ouest de l'île de la Cité. Depuis la rive droite, quai François Mitterrand, les arches et les piles avec balcons en demi-cercles du pont en maçonnerie, en décor de fond, les pavillons jumelés ouvrant l'accès à la nouvelle Place Dauphine, la Conciergerie, le clocher de la Sainte-Chapelle et les deux tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris

La pose de la première pierre du Pont-Neuf en 1578 constitue un jalon urbain et symbolique majeur pour Paris, et ce timbre en restitue la portée historique quatre siècles plus tard. Pensé à l’origine sous Henri III et mené à son terme sous Henri IV, l’ouvrage rompt avec la tradition médiévale des ponts bâtis et encombrés : il inaugure un espace ouvert, sans maisons, doté de trottoirs, offrant des perspectives inédites sur la Seine et la ville. Cette modernité explique que ce timbre s’inscrive

dans une politique commémorative attentive aux grandes réalisations françaises, en soulignant le rôle structurant des infrastructures dans la construction de l’espace urbain. La scène représentée privilégie la première volée d’arches reliant la rive droite à l’îlot central, avec en arrière-plan la silhouette de la Cité et ses monuments, rappelant l’équilibre entre fonction, esthétique et mise en scène du paysage parisien voulu par Henri IV. Le choix de la taille-douce confère au dessin une précision et une profondeur qui soulignent la maçonnerie, les mascarons et la corniche, éléments emblématiques du style de transition entre Renaissance et Baroque. À travers ce timbre, la Poste française met en avant non seulement un monument emblématique, mais aussi une conception nouvelle de la ville, fondée sur la circulation, la promenade et l’ouverture des perspectives, caractéristiques de l’urbanisme moderne. Une anecdote souvent rappelée évoque la statue équestre d’Henri IV, installée dès le XVIIᵉ siècle à la pointe de l’île : détruite à la Révolution, elle fut rétablie au XIXᵉ siècle, illustrant la continuité symbolique que ce timbre contribue à rappeler. Article rédigé pour WikiTimbres

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