Timbre : 1973 RATON LAVEUR DE LA GUADELOUPE

Description
Raton laveur de la Guadeloupe
Commentaire

Le timbre émis en France en 1973 dans la série « Protection de la nature » est consacré au raton laveur de la Guadeloupe, sous-espèce endémique connue scientifiquement sous le nom de Procyon minor, et s’inscrit dans une politique postale visant à sensibiliser le public à la préservation des espèces animales menacées ou fragilisées dans les territoires ultramarins. D’une valeur faciale de 0,40 franc, correspondant à l’affranchissement de l’imprimé pour l’étranger au premier échelon de poids, il accompagne concrètement la circulation internationale du courrier tout en diffusant un message de portée écologique. Le choix de ce mammifère, rare exemple de procyonidé insulaire, met en lumière les spécificités biologiques liées à l’isolement géographique des îles et aux équilibres fragiles des écosystèmes tropicaux. Contrairement au raton laveur continental largement répandu en Amérique du Nord, l’espèce guadeloupéenne présente une aire de répartition très limitée et un mode de vie étroitement adapté aux conditions locales, ce qui explique l’attention particulière portée à sa protection

dès le début des années 1970. L’iconographie du timbre souligne les traits caractéristiques de l’animal, notamment sa posture plantigrade et l’agilité de ses pattes antérieures, évoquant le comportement qui lui a valu son nom populaire et contribuant à sa reconnaissance immédiate par le public. L’émission s’inscrit également dans un contexte plus large de prise de conscience environnementale, marqué par la création ou le projet de parcs naturels dans les départements d’outre-mer, la Guadeloupe cherchant alors à valoriser et préserver sa grande forêt domaniale de la Basse-Terre. Par son appartenance à une série thématique récurrente, ce timbre participe à la construction d’un discours pédagogique associant philatélie, science naturelle et responsabilité collective. Une anecdote historiquement attestée rappelle que le raton laveur de la Guadeloupe fut choisi comme emblème du futur parc naturel de l’île, non seulement pour sa rareté, mais aussi parce qu’il compte parmi les très rares mammifères terrestres autochtones encore présents sur ce territoire.
Article rédigé pour WikiTimbres

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